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Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, le 13 février 2014. Photo Reuters
Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, le 13 février 2014. Photo Reuters

Au Burundi, la crise politique s'accentue

De nouveaux incidents entre la police et les manifestants ont éclaté à Bujumbura.

Les forces de l'ordre du Burundi ont, selon Reuters, lancé des gaz lacrymogènes et ont tiré avec des canons à eau sur des manifestants qui protestaient dans les rues de Bujumbara, la capitale, contre le président en exercice Pierre Nkurunziza qui pourrait briguer un troisième mandat, chose que la constitution lui interdit. "Nous ne le laisserons pas se représenter", ont crié dans la foule des opposants à Pierre Nkurunziza.

Les partis d'opposition se sont rassemblés pour discuter d'une candidature unique pour avoir une chance de battre le président sortant si celui-ci se représente. Nkurunziza dirige le Burundi depuis 2005, il était arrivé à la tête de cet Etat d'Afrique de l'Est à l'issue d'une guerre civile longue de 12 ans. La constitution du Burundi interdit à un président de rester plus de 10 ans au pouvoir. 

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a estimé vendredi 17 avril que 8 000 civils ont déjà fui le pays pour se réfugier en République démocratique du Congo et au Rwanda par craintes d'éventuelles violences politiques. 

 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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