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Les assaillants de Garissa pourraient être tous Kényans, selon un quotidien de Nairobi

Les quatre membres du commando islamiste qui ont attaqué le 2 avril l'université kényane de Garissa, faisant 148 morts dont 142 étudiants, étaient tous Kényans, croit savoir un quotidien kényan citant des sources anonymes au sein des services de sécurité.

Aucune confirmation officielle n'a pu être obtenue et une source sécuritaire occidentale a indiqué à l'AFP ne pas être au courant d'une telle identification.

Jusqu'ici, un seul membre du commando ayant mené cette attaque revendiquée par les islamistes somaliens shebab a été officiellement identifié, comme étant un Kényan d'ethnie somali, originaire de Mandera, ville du nord-est kényan frontalière avec la Somalie, et diplômé en droit de l'université de Nairobi.

Selon des sources non identifiées au sein des services kényans de renseignement, citées jeudi par le Daily Nation, plus gros tirage de la presse kényane, les trois autres membres du commando tués dans l'assaut étaient aussi Kényans, originaires de Mombasa, principal port d'Afrique de l'Est, sur la côte majoritairement musulmane du Kenya, et de la région de Bungoma, dans l'extrême ouest, près de l'Ouganda.

"Leurs identités doivent être confirmées par leurs empreintes digitales", ont indiqué ces sources au Nation.

Quatre assaillants ont été tués par les unités d'intervention kényanes et la police cherche toujours à savoir si un Tanzanien arrêté sur le campus lors de l'opération, faisait partie du groupe d'assaillants.

S'il était confirmé que le commando était kényan, cela démontrerait les capacités de recrutement des islamistes somaliens shebab au Kenya et la radicalisation d'une partie de sa jeunesse.

Les autorités kényanes soupçonnent déjà un Kényan, Mohamed Mohamud, ex-professeur d'école coranique ayant rejoint depuis des années les islamistes somaliens, d'être le cerveau de l'attaque.

La confirmation de l'identité kényane des assaillants remettrait également en cause la pertinence des mesures prises par Nairobi depuis l'attaque, déjà critiquées par nombre d'analystes qui doutent de leur efficacité, voire les estiment contre-productives.

Des jeunes cadets kényans ont ainsi commencé à creuser une tranchée en vue de la construction d'une clôture censée longer les 700 km de frontière entre la Somalie et le Kenya, de Mandera à l'océan Indien et empêcher l'infiltration de shebab depuis la Somalie, selon un autre quotidien kényan, The Star.

AFP

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