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REUTERS/Yousef Albostany
REUTERS/Yousef Albostany

Le territoire contrôlé par les shebabs est très mouvant

L'attaque terroriste contre l'université kényanne de Garissa, qui a fait 147 morts le 3 avril, a une nouvelle fois mis en lumière la menace que font peser les shebabs somaliens sur la Corne de l'Afrique.

Le monde entier a déjà entendu parler des shebabs somaliens, organisation terroriste qui combat le pouvoir central somalien et ses alliés. L'attentat sanglant survenu sur le campus universitaire de Garissa dans le nord du Kenya le 3 avril, qui a fait au moins 147 morts selon Human Rights Watch, a rappelé une nouvelle fois la menace que font peser ces combattants islamistes liés à Al-Qaeda pour l'équilibre et la sécurité de l'Afrique de l'Est. Mardi 12 avril, une nouvelle attaque à la bombe revendiquée par les shebabs dans un immeuble gouvernemental à Mogadiscio a fait cinq victimes.

Mais dans un Etat somalien où l'anarchie règne depuis des années et où différentes ethnies se déchirent, quels territoires sont réellement contrôlés par les shebabs ? Vu de loin, la carte de la Somalie ressemble à un puzzle sans ordre d'assemblage. Les shebabs ont été repoussés de Mogadiscio, la capitale, où les forces mixtes de l'Union africaine et du pouvoir central somalien contrôlent la ville malgré une sécurité très précaire et de nombreux attentats. Ils sont aussi absents du nord du pays, royaume du Puntland et du Somaliland, deux régions qui ont déclarés leur indépendance - non reconnue sur le plan international - dans les années 1990. 

Le fief des "Jeunes", la signification de "shebabs" en arabe, se situe à l'inverse dans le centre du pays et le long du littoral de l'océan indien. Mais entre les opérations des forces kényannes et celles des forces de l'Union africaine, le territoire des Shabab est en mouvance perpétuelle. Sur son site web, Le Monde retrace les dynamiques récentes et les rapports de force entre les Shabab et les acteurs régionaux à travers sept cartes. On y découvre par exemple les principaux lieux de recrutements de l'organisation terroriste, qui a notamment infiltré les bidonvilles de Nairobi, la capitale du Kenya. 

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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