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Jabeur, un lycéen solitaire devenu tueur au musée du Bardo

Jabeur Khachnaoui, l'un des deux tueurs du musée du Bardo de Tunis, était un jeune lycéen pieux, solitaire et sans histoire jusqu'à son départ surprise en Libye et peut-être en Irak, raconte l'un de ses proches interrogé par l'AFP.

Membre de la famille, ce proche n'a pas souhaité être identifié, d'autant que les deux frères Maher et Mourad, la s½ur Loubna, et le père de Jabeur, Ezzedine, ont été arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi.

Né en 1994 à "Ibrahim Zahar", un village de la région de Kasserine, près de la frontière algérienne, Jabeur Khachnaoui a mené une enfance solitaire dans une famille pieuse et modeste sans être pauvre, dit-il.

Son père exploite un petit terrain agricole, qui assurait une vie relativement confortable à la famille.

Leur maison, bien tenue, avec plusieurs chambres, dispose de l'eau courante et de l'électricité, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le proche assure que toute la population de ce village est très croyante et que certains "durs" y résident, sans pour autant être salafistes.

Jabeur a effectué sans histoire sa rentrée au lycée en septembre 2014 et devait passer son baccalauréat à l'issue de l'année scolaire. Le premier trimestre s'est déroulé normalement.

D'ailleurs ses trois oncles travaillent dans cet établissement: l'un enseigne la philosophie, un autre est professeur de sport et le dernier y est surveillant général. 

De son côté, Jabeur jouait le rôle d'imam pour ses camarades lors des prières, mais ses prêches n'ont jamais été signalés pour "extrémisme". Aucun élève n'aurait semble-t-il rapporté une dérive du jeune homme.

Selon le membre de sa famille, il a soudainement disparu au mois de décembre et ses parents ont appris peu après qu'il aurait rejoint la Libye, un déplacement confirmé par le ministère tunisien de l'Intérieur.

Par ailleurs, Jabeur a contacté ses proches depuis un téléphone irakien, et son père a alors averti la police que son fils se trouvait peut-être dans ce pays.

Des milliers de jeunes Tunisiens combattent, selon les autorités, dans les rangs des jihadistes en Syrie, en Irak et en Libye.

Enfin, Jabeur était particulièrement proche de sa s½ur Loubna, à qui il confiait ses secrets. Il lui a ainsi payé une opération à l'½il ayant coûté 5.000 dinars (2.300 euros), une fortune pour la plupart des Tunisiens, qui plus est dans cette région déshéritée, selon le proche interrogé par l'AFP.

 

AFP

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