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Libye: appel

Les personnalités politiques libyennes participant au dialogue d'Alger ont demandé mercredi un "arrêt immédiat" des opérations militaires, dans une déclaration distribuée à l'issue d'une réunion de deux jours en présence de l'émissaire de l'ONU en Libye, Bernardino Leon.

Dans la Déclaration d'Alger, les participants ont demandé "un arrêt immédiat des opérations militaires pour permettre au dialogue de se poursuivre dans de bonnes conditions".

Expriment le souhait "d'arriver à un consensus pour un gouvernement d'union nationale constitué de compétences", ils demandent la mise en place "de dispositions sécuritaires" visant à terme la dissolution des groupes armés, leur réinsertion, après leur retrait de toutes les villes, et la récupération de leurs armes.

Livrée aux milices depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est le théâtre de combats entre les différentes milices mais aussi entre des milices et les forces pro-gouvernementales.

Dans leur document de deux pages, des représentants de six partis politiques et cinq activistes qui se sont rencontrés durant deux jours à Alger, s'engagent aussi à respecter l'unité nationale et l'intégrité territoriale de la Libye. 

Les participants ont voulu, selon ce document, envoyer "un message fort, clair et uni sur leur engagement à considérer le dialogue comme seule issue et à refuser la violence".

- Négociations au Maroc -

Ils s'engagent à "combattre le terrorisme sous toutes ses formes" que ce soit le groupe jihadiste "Ansar Asharia, Daech (l'EI, ndlr) ou Al-Qaïda".

Au cours d'une conférence de presse, l'émissaire de l'ONU a affirmé qu'"un pas important a été fait pour la paix parce que les personnalités qui se sont rencontrées ici sont des leaders politiques, des leaders d'opinion".

"C'est la première fois que les représentants de différentes tendances se réunissent autour d'une table", a-t-il souligné en précisant que "ce n'est jamais facile mais ils ont fait un pas difficile très important".

M. Leon, qui avait averti mardi que les Libyens avaient le choix entre un "accord politique ou la destruction", a prévenu que "tous ceux qui insistent pour une solution militaire n'auront aucun soutien de la communauté internationale".

Parallèlement, les deux Parlements rivaux de Libye ont entamé la semaine dernière au Maroc des négociations pour parvenir à un règlement portant notamment sur la mise en  place d'un gouvernement d'union.

Mais l'incertitude planait mercredi sur la reprise prévue jeudi de ces négociations, la délégation du Parlement internationalement reconnu ayant demandé à l'ONU un report "d'une semaine à dix jours" selon le porte-parole de l'Assemblée, Faraj Bouhachem.

Ce Parlement réclame à M. Leon "une feuille de route claire" sur le prochain gouvernement, ses prérogatives, la durée du mandat et ses liens avec le Parlement, a-t-il ajouté.

M. Leon a indiqué à Alger que les négociations allaient "continuer (...) au Maroc, à Genève et en Libye". 

La Libye est dirigée par deux gouvernements et deux Parlements. L'un est lié à la coalition de milices Fajr Libya et basé à Tripoli, l'autre est reconnu par la communauté internationale et installé dans l'est du pays.

AFP

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