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Mali: deux civils et un Casque bleu tués

Deux civils et un Casque bleu de l'ONU ont été tués dimanche par des tirs de roquettes à Kidal, dans le nord-est du Mali, au lendemain d'un attentat meurtrier à Bamako, le premier à frapper des Occidentaux dans la capitale.

Contrairement à l'attaque de Bamako, revendiquée par Al-Mourabitoune, le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, les auteurs des tirs de roquettes contre un camp de l'ONU à Kidal, fréquents dans ce bastion de la rébellion touareg, ne se sont pas fait connaître dans l'immédiat.

Après le bombardement, la mission de l'ONU au Mali (Minusma) a fait état dans un communiqué d'un soldat tué et de huit blessés dans ses rangs, ainsi que de deux morts et quatre blessés parmi la population civile à l'extérieur du camp.

"Vers 05H40 (locale et GMT) le camp de la Minusma à Kidal a essuyé plus d'une trentaine de tirs de roquettes et d'obus. Une fois la provenance des tirs établie, des soldats de la force Minusma ont immédiatement riposté à deux kilomètres du camp vers 06H00", selon le texte.

"Cette attaque intervient alors que des progrès ont été enregistrés à Alger lors des pourparlers de paix", ajoute la force de l'ONU, en référence à l'accord paraphé le 1er mars par le gouvernement malien, mais pas encore par la rébellion à dominante touareg du nord du pays.

La Minusma a exprimé "son indignation face à la lâcheté des auteurs de ces tirs qui ont également atteint des citoyens innocents".

Une source sécuritaire au sein de la Minusma a indiqué à l'AFP que certaines roquettes étaient tombées dans un campement situé à environ trois kilomètres du camp des Nations unies, où elles ont tué des civils appartenant à la tribu arabe des Kountas.

 

- 'Venger le prophète' - 

 

La Minusma, qui a déployé quelque 10.000 militaires et policiers dans le pays, a annoncé avoir "mis à la disposition des autorités maliennes des enquêteurs et experts en scènes de crime" pour retrouver les auteurs de l'attentat de Bamako, une fusillade dans un restaurant qui a fait cinq morts (trois Maliens, un Français et un Belge) et au moins huit blessés.

La sécurité était renforcée dimanche dans la capitale, où les contrôles étaient stricts sur les trois ponts enjambant le fleuve Niger, et la police anticriminelle était déployée en force, équipée de gilets pare-balles, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une source policière a fait état d'"indices sur le véhicule qui a servi à transporter le commando auteur des crimes commis à Bamako", sans autre précision.

Dans sa revendication, le groupe Al-Mourabitoune a dit vouloir venger son "prophète de l'Occident mécréant qui l'a insulté et moqué" - une allusion aux caricatures de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, dont une partie de la rédaction a été massacrée en janvier par deux extrémistes islamistes - ainsi que la mort d'un de ses chefs, Ahmed el-Tilemsi, tué par l'armée française en décembre dans le nord du pays.

Le Premier ministre malien Modibo Keïta, qui s'est rendu samedi avec le président Ibrahim Boubacar Keïta sur les lieux de l'attentat et au chevet des blessés à l'hôpital, a appelé à la vigilance.

"Nous devons rester vigilants, les populations doivent signaler les attitudes de personnes suspectes", a-t-il déclaré.

Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant en plein c½ur de Bamako, premier attentat visant des Occidentaux dans la capitale qui vit depuis 2012 sous la menace jihadiste.

Le nord du Mali était tombé début 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda , qui en ont été partiellement chassés par l'opération militaire "Serval", lancée à l'initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération "Barkhane", dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Des zones entières du Nord échappent toujours au pouvoir central, mais les attaques jihadistes, qui s'étaient multipliées depuis l'été, surtout contre la Minusma, avaient récemment diminué d'intensité.

AFP

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