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Dialogue interlibyen au Maroc: les camps rivaux et l'ONU confiants

Les représentants des deux Parlements rivaux, qui tiennent des discussions indirectes au Maroc, ainsi que le médiateur de l'ONU ont affiché leur confiance vendredi quant à la possibilité d'un accord sur un gouvernement d'unité nationale en Libye, en proie au chaos.

"Nous avançons positivement sur la question du gouvernement d'unité nationale et maintenant nous allons discuter de sa forme", a dit à la presse Cherif El Wafi, du Parlement reconnu par la communauté internationale, qui siège à Tobrouk (est) depuis la prise de Tripoli par Fajr Libya, une coalition de milices.

"Il y a des désaccords sur les noms mais on arrivera à un équilibre. (...) Nous reviendrons mardi au Maroc dans l'espoir d'une annonce d'un nouveau gouvernement", a ajouté M. Wafi, président du comité de dialogue de Tobrouk.

Membre du Congrès général national --CGN, le Parlement sortant que le gouvernement autoproclamé de Tripoli a réhabilité--, Mustapha Abou Shakoura a évoqué la perspective d'un premier "document écrit" dès samedi.

Les pourparlers en cours portent sur "la question sécuritaire, le cessez-le-feu et l'organisation de l'armée", a-t-il précisé.

Lors d'une conférence de presse à Rabat, l'émissaire de l'ONU, Bernardino Leon, s'est aussi voulu confiant.

"On avance bien sur les deux grands dossiers sur la table, le gouvernement d'unité nationale et les arrangements de sécurité", a-t-il affirmé.

"C'est un processus difficile, il faut être réaliste, ça ne va pas donner des solutions en un ou deux jours. Mais nous espérons vraiment que cette rencontre au Maroc connaîtra des avancées très importantes", a poursuivi M. Leon.

Il avait indiqué auparavant que les "arrangements sécuritaires" devaient ouvrir la voie à la nomination d'un gouvernement.

 

 - "Autour d'une même table" -

Les représentants des deux Parlements doivent poursuivre leurs négociations indirectes samedi à Skhirat, station balnéaire près de Rabat où ils se trouvent depuis jeudi.

De tels pourparlers avaient déjà eu lieu le 11 février à Ghadamès, dans le sud libyen, les premières du genre depuis le lancement du dialogue national fin septembre 2014.

"Il n'y a pas de solution en Libye en dehors de ce dialogue", a prévenu Bernardino Leon, qui a par ailleurs réitéré son appel au respect du cessez-le-feu.

"Nous avons vu de nouveaux bombardements aériens depuis hier (jeudi). C'est une réelle menace à ce que nous essayons de faire ici", a-t-il relevé.

La nature indirecte des discussions a par ailleurs été critiquée par le vice-président du CGN, qui emmène la délégation de Tripoli. "Cette méthode n'est pas fiable. Il faut qu'on se réunisse autour d'une même table pour faire avancer les choses", a estimé Salah al-Makhzoum.

A Riga, où se tient une réunion des ministres des Affaires étrangères, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a assuré que l'UE allait "discuter des mesures concrètes à sa disposition pour soutenir les éventuelles avancées des prochains jours".

En proie au chaos depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est le théâtre de combats entre les différentes factions mais aussi entre des milices et les forces pro-gouvernementales.

Outre les violences impliquant les milices et les forces gouvernementales, elle est le théâtre depuis plusieurs semaines d'une série d'attaques revendiquées ou attribuées au groupe Etat islamique (EI), qui contrôle des pans entiers de territoire en Syrie et en Irak.

Le gouvernement libyen reconnu a de nouveau demandé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU d'assouplir l'embargo sur les armes afin de lui permettre de mieux lutter contre les jihadistes.

AFP

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