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Ebola: l'épidémie "n'est pas terminée" au Liberia, prévient Kerry

L'épidémie Ebola n'est "pas terminée" au Liberia même si le nombre d'infections s'est énormément réduit, a prévenu vendredi le secrétaire d'Etat américain John Kerry en recevant la présidente de ce pays d'Afrique de l'Ouest, Ellen Johnson Sirleaf.

Les Etats-Unis mettent fin à leur mission militaire au Liberia et Mme Sirleaf est venue à Washington remercier le gouvernement américain et le Congrès pour l'aide de 2,5 milliards de dollars et l'envoi de 2.800 militaires.

Le nombre de "nouveaux cas au Liberia a été réduit de 95%. C'est une information remarquable, une bonne nouvelle (...) Mais à la vérité, tant que l'on continue d'enregistrer de nouvelles infections, même à des niveaux faibles, on ne peut pas déclarer que c'est terminé", a expliqué John Kerry lors d'une brève conférence de presse au côté de la présidente du Liberia.

"Nous avons toujours un défi même si d'énormes progrès ont été réalisés", a ajouté le ministre américain des Affaires étrangères.

Mme Sirleaf a une nouvelle fois "remercié le président (Barack) Obama pour l'appel à l'action" qu'il avait lancé, ainsi que "l'administration et le Congrès pour (leur) soutien".

"Notre peuple est résistant et déterminé. Nous n'allons pas mourir, nous n'allons pas perdre nos vies, nous n'allons pas perdre le bénéfice de ce que nous avons gagné" dans la lutte contre Ebola, a martelé la présidente libérienne, qui doit être reçue à la Maison Blanche par Barack Obama.

Le Liberia, qui totalise officiellement le plus grand nombre de morts (plus de 4.000 sur près de 10.000), est le plus proche de la fin de l'épidémie, grâce notamment à l'aide américaine.

Le président Barack Obama a accordé 2,5 milliards de dollars au Liberia et envoyé à partir de septembre 2.800 militaires, le plus important contingent américain déployé en Afrique de l'Ouest, pour lutter contre Ebola, dont une centaine restera sur place encore quelques mois. Cette aide a permis la construction de centres de traitement et la formation de 1.500 soignants. 

Il n'y a actuellement plus qu'un à trois cas de nouvelles infections chaque semaine et la présidente Sirleaf vise la fin de l'épidémie pour avril.

 

 

AFP

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