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L'Union européenne reprend l'aide directe au Zimbabwe

Après plus de dix ans de sanctions diplomatiques, l'Union européenne (UE) a repris lundi son aide directe au Zimbabwe, avec une enveloppe de 234 millions d'euros sur six ans destinée à l'agriculture et la santé, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous avons fait un pas important dans notre coopération avec le Zimbabwe", s'est félicité l'ambassadeur européen Philippe Van Damme, lors d'une cérémonie de signature avec le ministre zimbabwéen des Finances Patrick Chinamasa à Harare.

Ce dernier, tout en saluant l'aide européenne, a d'ailleurs profité de la cérémonie pour réitérer la demande du Zimbabwe d'"une levée sans condition des sanctions contre le chef de l'Etat et la Première Dame".

Le président du Zimbabwe Robert Mugabe, au pouvoir sans discontinuer depuis 1980, et son épouse Grace restent sous le coup de sanctions qui leur interdisent notamment de voyager en Europe depuis 2002.

Il sera néanmoins libre de ses mouvements cette année s'il vient en sa qualité de président de l'Union africaine.

"Zimbabwe SA a un PDG et aussi longtemps que ce PDG est sanctionné, nos relations restent empoisonnées et improductives", a ajouté M. Chinamasa, appelant les entrepreneurs européens "à venir et investir au Zimbabwe".

L'UE a commencé en 2013 à normaliser ses relations avec le Zimbabwe, levant la plupart des sanctions imposées depuis 2002 pour protester contre la violence politique et les atteintes aux droits de l'homme du régime de M. Mugabe.

En juillet 2013, l'autocrate et doyen des chefs d'Etat africains, qui fêtera ses 91 ans ce mois-ci, avait réussi à se faire réélire, profitant des divisions de l'opposition mais aussi de fraudes dénoncées par cette dernière.

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