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Comores: la Cour constitutionnelle valide le 1er tour des législatives

La Cour constitutionnelle des Comores a validé jeudi soir les résultats du premier tour des élections législatives, à quinze jours d'un second tour qui pourrait faire de Juwa, le parti de l'ancien président Mohamed Abdallah Sambi, la première force politique à l'assemblée nationale, a constaté l'AFP.

La Cour constitutionnelle a examiné une "masse de recours", a précisé un de ses membres, parmi lesquels des problèmes de procès-verbaux raturés, enveloppes non scellées, électeurs délocalisés ou des décomptes de votants supérieurs au nombre d'inscrits.

Le second tour aura lieu le 22 février, avec les municipales, dans ce micro-Etat musulman francophone de moins d'un million d'habitants à l'histoire tumultueuse, situé dans l'Océan Indien.

Il y aura un face-à-face entre les candidats "sambistes" et ceux du président Ikililou Dhoinine, au pouvoir depuis 2011 mais dont la fin de mandat risque d'être compliquée s'il doit cohabiter avec une assemblée nationale hostile.

Juwa (Soleil), le parti de l'ex-président Sambi est présent au second tour dans les neuf circonscriptions d'Anjouan, son île natale, et dans la capitale de l'archipel, Moroni où il a obtenu un élu au premier tour. 

L'Alliance nationale des Comores (ANC) dont tous les candidats ont été éliminés, a appelé à faire barrage à M. Sambi.

"Sambi veut le pouvoir, comme nous tous, mais derrière lui, il y a un fondamentalisme islamiste qui fait peur. Ce n'est pas seulement une menace pour les Comores, c'est une menace pour le monde", a déclaré son président Mahamoudou Mohamed Ali, à lors d'une conférence de presse jeudi.

Selon lui, l'ex-président serait instrumentalisé par l'Iran. "Le fondamentalisme islamiste est un danger. Il faut constituer un front contre cette  idéologie qui veut prendre le pouvoir et modifier notre mode de vie, tout est prêt, il reste l'élément déclencheur", a-t-il ajouté.

Son parti s'était allié à d'autres formations en septembre dernier pour demander, sans succès, la constitution d'un gouvernement d'union nationale avant la tenue des élections. Il est aussi à l'origine de la requête auprès de la Cour constitutionnelle qui avait abouti au premier report des législatives, initialement prévues en novembre.

 

AFP

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