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Tunisie: hommage

Plus de 200 personnes ont rendu hommage vendredi à l'homme politique tunisien Chokri Belaïd sur les lieux de son assassinat, deux ans jour pour jour après ce crime revendiqué par des jihadistes qui a provoqué un séisme politique en Tunisie.

Sa veuve, Basma Khalfaoui, ses deux filles, des anonymes et de nombreux hommes et femmes politiques, intellectuels et militants des droits de l'Homme, dont beaucoup étaient en larmes, se sont rassemblés devant son domicile dans un quartier résidentiel de Tunis, où il a été tué par balles le 6 février 2013.

"Vivant! Chokri est toujours vivant!" a scandé la foule tandis que retentissait la voix enregistrée de l'opposant, un militant de tendance marxiste et panarabiste, farouche critique des islamistes notamment ceux d'Ennahda, alors au pouvoir.

Les autorités tunisiennes avaient annoncé en février 2014 la mort dans une opération antiterroriste de son assassin présumé, Kamel Gadhgadhi, et des jihadistes ralliés au groupe Etat islamique (EI) ont revendiqué en décembre son assassinat ainsi que celui d'un autre opposant, Mohamed Brahmi. Mais sa famille dénonce des zones d'ombre et continue de réclamer "la vérité".

"Pour nous, rien n'a changé (...). Nous dirons qu'il y aura eu du changement lorsque pour le troisième anniversaire, les gens (responsables de son assassinat) auront été identifiés et jugés et que nous aurons connu le scénario entier: qui a planifié, qui a financé, qui a couvert les terroristes", a dit Mme Khalfaoui, sa veuve, à la presse.

L'homme politique français Jean-Luc Mélenchon, leader du Parti de gauche, était également présent par "fidélité à sa mémoire et au combat qu'il menait". 

"Mon pays a été récemment frappé par des meurtriers de la même espèce misérable de lâches", a-t-il dit aux journalistes en allusion notamment à l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

La mort de Chokri Belaïd avait choqué la Tunisie et constitué un tournant pour le pays en provoquant une profonde crise politique. L'assassinat de Brahmi quelques mois plus tard avait ensuite forcé Ennahda à céder le pouvoir à un gouvernement de technocrates, juste après l'adoption d'une nouvelle Constitution.

Le pays reste cependant confronté à la menace jihadiste, plusieurs dizaines de militaires et de policiers ayant été tués depuis la révolution de 2011.

AFP

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