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Centrafrique: la présidence dénonce l'accord de Nairobi entre factions armées

La présidence centrafricaine a dénoncé samedi l'accord signé à Nairobi par des factions armées comme une tentative de "préparer le terrain à une amnistie générale" de ceux "susceptibles de poursuites judiciaires pour crimes contre l'humanité".

D'ex-rebelles centrafricains de la Séléka et miliciens anti-balaka ont appelé vendredi la communauté internationale à reconnaître leur accord de cessez-le-feu signé à Nairobi, à l'issue de pourparlers en l'absence des autorités centrafricaines.

"Ce qu'il est convenu d'appeler accord de Nairobi renferme pour l'essentiel, des dispositions qui constituent clairement une tentative de reformatage de l'architecture actuelle de la transition en République centrafricaine afin de préparer le terrain à une amnistie générale de tous ceux qui  au cours de cette crise sont susceptibles de poursuites judiciaires pour crimes contre l'humanité", indique un communiqué de la présidence de transition.

Une faction des ex-rebelles de la Séléka et une autre des miliciens anti-balaka qui s'affrontent en Centrafrique ont négocié pendant deux mois dans la capitale kényane.

A ces discrètes négociations ont aussi participé l'ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l'Etat avant d'être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

Le 24 septembre, la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur une liste "interminable" d'atrocités commises par des milices armées en Centrafrique.

AFP

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