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CAN: pour Le Roy, le Congo en quart n'est pas une question de "chance"

Claude Le Roy, qui dispute sa 8e Coupe d'Afrique, estime que la présence de son équipe du Congo en quart de finale de la CAN-2015 ne relève pas de la "chance" et salue le "bon niveau" de la compétition.

Q: Comment abordez-vous ce quart contre une RDC que vous avez entraînée deux fois ?

R: "Nous avons des qualités humaines, un esprit de combat, et une équipe qui a un très bon niveau dans la manière d'envisager le match, techniquement et tactiquement. Si on arrive à ce niveau, ce n'est pas par chance, on est les mieux qualifiés de ce premier tour (7 points, ndlr). Bien sûr, on veut passer une nouvelle étape, ce sera très difficile mais on nous sommes prêts. On connaît parfaitement leur équipe, il nous connaissent aussi, il y a un bon équilibre. On est très contents: comme disait Thievy (Bifouma), on est sûr d'avoir un Congo en demi-finale, et on aimerait que ce soit nous. On connaît leurs qualités athlétiques énormes. Quand on voit le potentiel de Dieumerci (Mbokani), Bolasie, Bokila, Kebano, c'est impressionnant. L'immense majorité ont démarré avec moi, en 2004. Il y a potentiellement deux pays d'Afrique qui devraient être en permanence en Coupe du monde si l'aide de leur fédération était bonne: le Nigeria et la RDC, parce que leur potentiel humain est incroyable".

Q: Y a-t-il le moindre problème physique dans votre effectif ?

R: On a énormément bossé depuis le 2 janvier au Sénégal. La cellule médicale est vraiment très haut de gamme, pointue. Le travail des joueurs, la réflexion sur les séances d'entraînement et les soins font que les 23 joueurs sont opérationnels, ce qui est un luxe".

Q: Comment évaluez-vous le niveau de cette CAN ?

R: "Le niveau a été bon. Je n'ai pas été très gentil avec la Guinée équatoriale parce que les débuts étaient compliqués, mais en termes d'image que renvoie l'Afrique au monde, c'est magnifique. L'ambiance, les stades pleins: coup de chapeau à la Guinée équatoriale. Il y a eu des imperfections, mais surtout avant notre premier match contre eux (1-1)". 

Q: Où sont les stars ?

R: "Voici ma philosophie de la star: c'est exactement tout ce qu'il y a d'impropre dans le foot. On la voit dans le ciel parce que tout est noir autour, les stars brillent mais c'est l'ombre tout autour donc il n'y a pas de vie collective. Les joueurs sont des soleils, parce qu'ils font la lumière autour. Il ne manque pas de grands joueurs, il y a beaucoup de joueurs de grande qualité. Je reçois des commentaires de beaucoup de gens du foot qui trouvent que globalement le niveau est très bon. Comme la télévision est bien reprise en Europe, on est étonné de ne pas voir 22 joueurs autour du ballon comme dans une cour d'école. Non: le foot africain a évolué, les joueurs sont intelligents. Il y a beaucoup de très beaux joueurs dans toutes les équipes; qu'ils ne soient pas les joueurs les plus connus, c'est évident. J'ai découvert des joueurs de qualité. Ceux qui ont vu l'équipe du Congo ne connaissaient personne à part Delvin (Ndinga), Thievy (Bifouma) et Prince (Oniangue) et ont découvert des joueurs qui jouent la CAN".

Propos recueillis en conférence de presse

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