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CPI: Ongwen, rebelle ougandais de la LRA, devant la justice internationale

Dominic Ongwen, l'un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise de la LRA, doit comparaître lundi pour la première fois devant la Cour pénale internationale (CPI) où il doit répondre de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Au cours de cette "audience initiale", qui doit débuter à 14H00 (13H00 GMT), la juge Ekaterina Trendafilova vérifiera son identité ainsi que la langue des procédures. Elle lui lira également les charges retenues par le procureur.

Début janvier, Dominic Ongwen s'est constitué prisonnier auprès des forces spéciales américaines en Centrafrique, une reddition qui a porté un coup sévère à l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Commandée depuis sa création il y a une trentaine d'années par Joseph Kony, la LRA a depuis semé la terreur dans plusieurs pays d'Afrique centrale.

Premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI, Dominic Ongwen était recherché depuis près de dix ans par la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Les Etats-Unis offraient cinq millions de dollars pour sa capture.

Créée aux alentours de 1987, la LRA opérait alors dans le nord de l'Ouganda, où elle a multiplié les exactions --enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils. Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l'armée ougandaise, avant de s'éparpiller dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

Dominic Ongwen est lui-même un ancien enfant soldat. Il avait été enlevé à l'âge de 10 ans sur le chemin de retour de l'école. S'élevant dans la hiérarchie de la LRA, il en est devenu l'un des plus hauts commandants.

Les ONG ont souligné que le passé de Dominic Ongwen pourrait constituer des circonstances atténuantes, si un jugement de culpabilité devait être rendu à son encontre. 

Pour la procureure, le transfert de Dominic Ongwen rapproche l'accusation un peu plus de son objectif, à savoir "faire cesser le règne de la terreur imposé par la LRA dans la région des Grands Lacs".

Selon l'ONU, la rébellion a, depuis sa création, tué plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60.000 enfants.

Joseph Kony reste le dernier dirigeant de la milice toujours en liberté, selon l'armée ougandaise. La LRA ne compterait plus que 150 hommes environ.

 

AFP

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