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La Gambie accepte la coopération de l'ONU dans l'enquête sur le putsch manqué

La Gambie a accepté la coopération de l'ONU dans l'enquête sur la tentative de coup d'Etat du 30 décembre à Banjul mais les investigations devront être menées dans "un cadre respectueux des droits de l'Homme", a déclaré jeudi un responsable de l'ONU à la presse à Dakar.

"J'ai discuté avec les autorités gambiennes de la disponibilité des Nations unies à soutenir l'enquête dans un cadre transparent et respectueux des droits de l'Homme", a affirmé le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas, précisant être rentré mercredi soir de Banjul où il a rencontré le président gambien Yahya Jammeh.

Les autorités gambiennes ""ont accepté de coopérer avec les Nations unies", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, précisant qu'"il ne s'agit pas d'une enquête indépendante". 

Ce qui s'est passé le 30 décembre à Banjul, "c'est une tentative de coup d'Etat dans un pays souverain (qui a) besoin d'un appui technique", a indiqué M. Chambas.

Le palais présidentiel à Banjul a été attaqué le 30 décembre 2014 par des "terroristes gambiens" basés à l'étranger, qui voulaient prendre la présidence "pour que le leader présomptif (des assaillants) Cherno Njie (un Gambien basé aux Etats-Unis) prenne les rênes du pouvoir", avait déclaré le gouvernement gambien la semaine dernière.

L'assaut a eu lieu en l'absence du président Jammeh, en visite à Dubaï. Plusieurs personnes, dont des proches des assaillants, ont été ensuite arrêtées, selon des sources concordantes, dans un pays largement décrié pour ses violations des droits de l'homme.

M. Chambas, nommé en octobre 2014 représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest, a rappelé que cette organisation a "une tolérance zéro pour toute tentative de prise du pouvoir par la force".

Il a par ailleurs évoqué la "situation politique fragile" en Afrique de l'Ouest à l'approche d'élections présidentielles prévues en 2015 dans cinq pays: Côte d'Ivoire, Guinée, Bénin, Togo et Nigeria.

Ces scrutins pourraient, selon lui, être "sources de violences et d'instabilité politique et sociale.

Le responsable de l'ONU a aussi fait part des risques sécuritaires que représente le groupe islamiste nigérian Boko Haram au Nigeria, où il est actif, mais aussi au Cameroun, au Niger et au Tchad voisins. 

"La menace terroriste (de Boko Haram) risque de plonger la sous-région dans des violences dont les conséquences vont mettre en danger la paix et la stabilité" dans de nombreux pays, a affirmé M. Chambas.

Il a appelé à une action "régionale" appuyée par la communauté internationale pour contrer cette menace d'un groupe "lié au terrorisme international".

AFP

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