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Benazzi: "j'ai été blessé dans mon âme" par les attentats

Le premier capitaine musulman de l'équipe de France de rugby, Abdelatif Benazzi, exprime son émotion, mercredi dans Sud Ouest, une semaine après les attentats sanglants qui ont touché la France : "Comment ne pas être blessé dans mon âme et dans mon honneur", réagit Abdelatif Benazzi.

"En tant que croyant musulman, moi qui ai toujours vécu ma religion en paix avec les uns et les autres, et Dieu sait que le rugby est un brassage de cultures, j'ai été horrifié de voir ça. J'ai été blessé dans mon âme", déclare Benazzi, 46 ans. 

Benazzi, dont le frère ainsi que des amis proches vivent à moins de 500 mètres des locaux de Charlie Hebdo, veut voir dans les suites de ce drame "des choses positives pour l'humanité". "Toutes ces délégations internationales à Paris, c'était un message. Et puis autant de monde dans les rues, je n'avais jamais vu ça de ma vie", indique l'ancien troisième ligne des Bleus (79 sélections de 1990 à 2001) qui a participé à la marche républicaine d'Agen samedi.

"Le fait qu'il y ait une unanimité, un langage commun, pour une fois chez les musulmans pour dénoncer ça haut et fort, c'est très positif", poursuit-il, se félicitant que "l'Islam de France se soit structuré au fur et à mesure" depuis 25 ans. 

"Maintenant il faut qu'on confirme tout ça, qu'on parle d'une même voix. Une tragédie comme celle que l'on vient de vivre, cela a au moins le mérite d'unir les différentes communautés en général, et en particulier les musulmans entre eux". 

Interrogé à titre personnel sur les caricatures de Charlie Hebdo du Prophète Mahomet, le natif d'Oujda, au Maroc, reconnaît avoir pu "être choqué mais je ne peux pas répondre par la force. Je ne peux répondre que par mon c½ur, par la parole, par la dérision, par une lettre ou un dessin. Ou s'il le faut par la voie juridique". 

Benazzi a aussi tenu à rappeler cette histoire du Prophète "puisqu'on parle de lui". "Quand il était concentré et qu'il faisait ses prières, les non-croyants de l'époque qui lui jetaient des choses dessus, parfois ils lui mettaient des excréments sur la tête, et lui, il ne bougeait pas, il ne répondait pas. Il prenait sur lui, il continuait ses prières. Le Prophète avait son esprit de tolérance, il y a des versets qui disent cela", explique-t-il.

AFP

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