mis à jour le

Kenya: libération sous caution refusée au chef présumé d'un trafic d'ivoire

La justice kényane s'est opposée vendredi à la libération sous caution du chef présumé d'un réseau de trafic d'ivoire au Kenya, rappelant que l'accusé avait déjà tenté d'échapper à la justice.

Le Kényan Feisal Mohamed Ali, arrêté en décembre en Tanzanie et extradé dans la foulée dans son pays, comparaissait devant un tribunal de Mombasa, la deuxième ville kényane, située sur l'océan Indien. Jusqu'à son arrestation, l'homme était l'un des suspects de "crimes contre l'environnement" les plus recherchés par Interpol.

Selon le juge kényan Justus Kituku, l'accusé savait pertinemment qu'une "procédure pénale" le visait au Kenya mais avait délibérément choisi de rester en Tanzanie.

"Cela montre qu'il essayait d'éviter la justice", a poursuivi le juge, estimant justifié le refus "de la liberté sous caution".

Fin décembre, le représentant du parquet, Alexander Muteti, avait décrit Feisal Mohamed Ali, 47 ans, comme un "fugitif international à qui il est impossible de faire confiance".

"Cet homme a de nombreuses ressources et peut survivre dans n'importe quel pays", avait-il estimé, ajoutant que si le tribunal lui permettait "d'agir avec impunité, les générations à venir ne (verraient) sans aucun doute plus aucun éléphant dans le pays".

L'accusé est inculpé d'infraction à la législation sur le commerce des dépouilles issues de la faune sauvage et de possession illégale de 314 pièces d'ivoire, des crimes passibles de la prison à vie quand il concernent des espèces protégées comme les éléphants.

Son avocat, Cliff Ombeta, affirme qu'il est innocent et avait fui en Tanzanie par crainte de ne pas bénéficier d'un procès équitable au Kenya.

Cet homme d'affaires de Mombasa, principal port d'Afrique de l'Est, était visé par un mandat d'arrêt kényan depuis la découverte en juin dans un entrepôt de la ville de plus de deux tonnes d'ivoire.

Deux de ses complices présumés avaient été arrêtés, mais lui-même, soupçonné d'être le chef du réseau, avait réussi à fuir.

Mombasa est une des principales plateformes d'exportation de l'ivoire et de la corne de rhinocéros, braconnées au Kenya ou dans les pays voisins, vers les pays du Golfe et d'Asie.

Des enquêteurs affirment que le Kényan a jusqu'ici largement bénéficié de la protection de hauts responsables de plusieurs agences de sécurité et gouvernements de pays d'Afrique de l'Est. Selon eux, son procès sera un test pour le Kenya, sa détermination et sa capacité à protéger ses parcs nationaux. à la 

AFP

Ses derniers articles: Mali: plusieurs personnalités civiles inculpées et écrouées pour tentative de coup d'Etat (avocats)  Castex rencontre Déby au Tchad avant un réveillon avec les troupes françaises  Castex rencontre Déby au Tchad avant un réveillon avec les troupes françaises 

caution

AFP

Zimbabwe: libération sous caution de l'opposant Jacob Ngarivhume

Zimbabwe: libération sous caution de l'opposant Jacob Ngarivhume

AFP

Zimbabwe: l'écrivaine Tsitsi Dangarembga libérée sous caution au lendemain de son arrestation

Zimbabwe: l'écrivaine Tsitsi Dangarembga libérée sous caution au lendemain de son arrestation

AFP

Zambie: le musicien et opposant Pilato libéré sous caution

Zambie: le musicien et opposant Pilato libéré sous caution

chef

AFP

Ethiopie: l'armée accuse le chef éthiopien de l'OMS de soutenir le Tigré

Ethiopie: l'armée accuse le chef éthiopien de l'OMS de soutenir le Tigré

AFP

Mali: un chef jihadiste du sud et 14 autres condamnés

Mali: un chef jihadiste du sud et 14 autres condamnés

AFP

Ethiopie: Abiy Ahmed, de Nobel de la paix

Ethiopie: Abiy Ahmed, de Nobel de la paix

libération

AFP

Burundi: libération de quatre journalistes emprisonnés depuis un an

Burundi: libération de quatre journalistes emprisonnés depuis un an

AFP

Nigeria: libération de plusieurs dizaines d’écoliers après un nouveau rapt dans le nord-ouest

Nigeria: libération de plusieurs dizaines d’écoliers après un nouveau rapt dans le nord-ouest

AFP

Des ONG réclament la libération de journalistes détenus depuis un an au Burundi

Des ONG réclament la libération de journalistes détenus depuis un an au Burundi