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Libye: le gouvernement reconnu veut des armes pour combattre les milices

Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a réclamé lundi des armes pour combattre les milices, lors d'une réunion urgente de la Ligue arabe au Caire axée sur le "terrorisme" en Libye.

"Nous appelons la communauté internationale à assumer ses responsabilités légales et morales et à armer, sans retard ni délai, l'armée libyenne pour qu'elle puisse accomplir sa mission nationale," a indiqué le représentant de la Libye auprès de la Ligue Achour Bou Rached, lors de cette réunion au niveau des représentants permanents.

La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi au terme de huit mois de conflit en 2011 et les autorités n'arrivent pas à contrôler les dizaines de milices formées d'ex-insurgés qui font la loi en l'absence d'une armée et d'une police régulières bien entraînées.

Le pays est dirigé par deux gouvernements et deux Parlements qui se disputent le pouvoir à distance, l'un proche des miliciens islamistes de Fajr Libya (Aube de la Libye) et l'autre reconnu par la communauté internationale, siégeant à Tobrouk, près de la frontière égyptienne.

"En Libye, plus la victoire militaire contre les milices brutales est retardée, plus leur expansion s'accroît et plus l'on réduit les chances d'une solution politique à la crise", a précisé M. Bou Rached.

De son côté, le secrétaire général de la Ligue Arabe Nabil al-Arabi a exprimé son "regret" face au "blocage des efforts arabes et internationaux", visant à rétablir le dialogue entre les parties en conflit en Libye. Une réunion de dialogue prévue lundi sous l'égide de l'ONU a d'ailleurs été reportée sine die.

"La priorité aujourd'hui est d'adopter une position tranchée qui permette de parvenir à un arrêt immédiat des opérations terroristes armées," a-t-il ajouté.

Le 25 décembre, une roquette tirée par des miliciens de la coalition Fajr Libya avait provoqué un énorme incendie dans l'un des trois principaux terminaux pétroliers du pays.

Et ces derniers jours, 20 chrétiens coptes égyptiens ont été enlevés à Syrte, selon une source proche du gouvernement qui a attribué ces rapts à des miliciens islamistes.

AFP

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