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Kenya: l'accusation s'oppose

Le parquet kényan s'est opposé mardi à la libération sous caution du chef présumé d'un réseau de trafic d'ivoire au Kenya, estimant qu'une éventuelle fuite porterait un coup à la lutte contre le braconnage.

Le Kényan Feisal Mohamed Ali, arrêté la semaine dernière en Tanzanie et extradé dans la foulée dans son pays, comparaissait devant un tribunal de Mombasa, deuxième ville kényane, située sur l'océan Indien.

L'homme était l'un des suspects de "crimes contre l'environnement" les plus recherchés par Interpol jusqu'à son arrestation.

Mardi devant le tribunal de Mombasa, le représentant du parquet, Alexander Muteti, a décrit Feisal Mohamed Ali, 47 ans, comme un "fugitif international à qui il est impossible de faire confiance".

"Cet homme a de nombreuses ressources et peut survivre dans n'importe quel pays", a-t-il estimé. "Nous vous exhortons à ne pas lui donner une nouvelle chance de s'échapper".

"Un homme qui est devenu maître dans l'art de duper la justice peut traverser n'importe quelle frontière sans crainte d'être appréhendé", a-t-il ajouté. "Si le tribunal permet à une personne comme l'accusé d'agir avec impunité, les générations à venir ne verront sans aucun doute plus aucun éléphant dans le pays."

"Les tribunaux ont le devoir dans ce pays de protéger notre environnement et notre héritage pour le salut de l'industrie du tourisme", a-t-il encore ajouté.

L'accusé est inculpé d'infraction à la législation sur le commerce des dépouilles issues de la faune sauvage et de possession illégale de 314 pièces d'ivoire. Ces crimes sont passibles de la prison à vie quand il concernent des espèces protégées, à savoir des éléphants.

Son avocat, Cliff Ombeta, a de son côté affirmé que son client était innocent et qu'il avait pris la fuite en juin parce qu'il craignait de ne pas bénéficier d'un procès équitable.

Le juge chargé de l'affaire, Justus Kituku, a indiqué qu'il se prononcerait le 9 janvier sur cette demande de liberté sous caution.

Feisal Mohamed Ali, homme d'affaires de Mombasa, principal port d'Afrique de l'Est, était visé par un mandat d'arrêt au Kenya depuis la découverte en juin dans un entrepôt de la ville de plus de deux tonnes d'ivoire.

Deux de ses complices présumés avaient été arrêtés, mais lui-même, soupçonné d'être le chef du réseau, avait réussi à prendre la fuite.

Mombasa est une des principales plateformes d'exportation de l'ivoire et de la corne de rhinocéros, braconnées au Kenya ou dans les pays voisins, vers les pays du Golfe ou d'Asie.

Des enquêteurs proches de l'enquête visant Feisal Mohamed Ali affirment que le Kényan a jusqu'ici largement bénéficié de la protection de hauts responsables de plusieurs agences de sécurité et gouvernements de pays d'Afrique de l'Est.

Selon eux, son procès sera un test pour le Kenya, sa détermination et sa capacité à protéger ses parcs nationaux.

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