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Côte d'Ivoire: reprise du dialogue entre pouvoir et opposition

Le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo en pleine crise, a repris lundi le dialogue politique avec le pouvoir en Côte d'Ivoire pour régler les problèmes en "suspens", moins d'un an avant la présidentielle d'octobre 2015.

La dernière rencontre entre le FPI populaire ivoirien (FPI) et le gouvernement ivoirien remonte à mai.

"Depuis mai 2014, nous ne nous sommes plus revus or ...les problèmes mêmes auxquels nous nous sommes attaqués depuis le démarrage du dialogue ne sont pas totalement résolus", a déclaré à la presse le président du FPI, Pascal Affi N'guessan. 

Il s'agit notamment des problèmes "des prisonniers politiques, du problème du gel des comptes, le problème des exilés, le problème du financement des partis, la préparation des élections générales de 2015".

En renouant le dialogue, le FPI espère obtenir la liberté provisoire pour ses militants qui sont "encore en prison".

"Nous allons nous rencontrer en début d'année pour apporter des solutions concrètes sur les différentes préoccupations qui ont été posées par le FPI", a assuré le ministre de la Sécurité Hamed Bakayoko, dans le cadre "d'un dialogue pour créer un environnement apaisé qui permette à la Côte d'Ivoire de poursuivre sa reconstruction".

La reprise du dialogue politique intervient au moment où la justice ivoirienne a débuté le procès pour "atteinte à la sûreté de l'État" de l'ancienne Première dame, Simone Gbagbo, et de 82 anciens dignitaires de l'ancien régime. 

Le FPI est plongé dans une crise profonde avant la présidentielle d'octobre 2015, à laquelle le chef de l'État sortant Alassane Ouattara est d'ores et déjà candidat.

Ces déchirements internes ont été illustrés lundi par le rejet de la candidature de l'ex-président Laurent Gbagbo, emprisonné à la Cour pénale internationale pour "crimes contre l'humanité", à la tête de son parti, de la justice sur saisie d'Affi N'Guessan.

Les fidèles de M. Gbagbo font de la libération de leur champion "le c½ur de la stratégie de lutte du parti", tandis que le camp d'Affi N'Guessan aspire à s'investir dans le jeu politique et à participer à la prochaine présidentielle.

Née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à la dernière présidentielle face à M. Ouattara, la crise post-électorale de 2010-2011 a fait quelque 3.000 morts.

AFP

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