mis à jour le

Maroc: près de 100 blessés dans des heurts entre étudiants et policiers

Des affrontements lundi entre étudiants grévistes et forces de l'ordre sur un campus à Oujda (nord-est) ont fait près d'une "centaine" de blessés, essentiellement dans les rangs des forces de police, selon un nouveau bilan relayé par la presse mercredi. 

Le nombre de blessés "avoisine la centaine, dont 62 agents des Forces auxiliaires", selon le quotidien L'Economiste, dont certains policiers "admis en soins intensifs".

Un policier a été grièvement blessé et a "perdu un ½il", a affirmé à l'AFP un membre de la section locale de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant), tandis que la police a procédé jusque-là à "une arrestation", d'après la même source.  

Il évoque en revanche une difficulté à établir un bilan précis des blessés dans les rangs des manifestants, car "les étudiants ne vont pas se faire soigner à l'hôpital de peur de se faire arrêter".  

Selon la police, les forces de l'ordre sont intervenues lundi à Oujda "sur demande de la présidence de l'université Mohammed 1er", où des étudiants empêchaient l'accès à certains cours de masters. 

Il s'agissait d'étudiants en droit observant "une grève de 30 jours" contre des modalités d'examens, selon la presse. 

Sur une vidéo postée sur YouTube, on peut voir plusieurs fourgonnettes de police copieusement caillassées par des dizaines de jeunes adultes.

Ces derniers mois, les autorités marocaines ont annoncé une batterie de mesures pour lutter contre les violences --récurrentes-- sur certains campus du royaume.

Au printemps, après le décès d'un jeune islamiste dans des affrontements entre factions étudiantes à Fès (centre), le ministère de l'Intérieur a indiqué que les forces de l'ordre seraient désormais autorisées à prendre l'initiative d'intervenir --en accord avec les responsables universitaires-- sur les campus "en cas de menace à la sécurité ou à l'ordre public".

Fin novembre, une manifestation étudiante visant à protester contre un durcissement de la législation a par ailleurs été dispersée par la force à Rabat.

Ses organisateurs entendaient protester contre une proposition de loi qui prévoit notamment une peine de un an à cinq ans de prison et plusieurs milliers d'euros d'amende pour "violences" mais aussi "participation à des manifestations au sein des universités et cités universitaires".

AFP

Ses derniers articles: Le prix Nobel Wole Soyinka répond aux attaques sur les réseaux sociaux  Angleterre: Bolasie (Everton) va être opéré d'un genou  Abus sexuels en Centrafrique: des Casques bleus mis en cause 

blessés

AFP

RDC: une fillette tuée et 31 Casques bleus blessés

RDC: une fillette tuée et 31 Casques bleus blessés

AFP

Yémen: le roi d'Arabie autorise l'évacuation des blessés du carnage de Sanaa

Yémen: le roi d'Arabie autorise l'évacuation des blessés du carnage de Sanaa

AFP

Mali: un Casque bleu tué et cinq blessés dans le Nord (ONU)

Mali: un Casque bleu tué et cinq blessés dans le Nord (ONU)

étudiants

AFP

AFS: nouveaux heurts violents entre policiers et étudiants

AFS: nouveaux heurts violents entre policiers et étudiants

AFP

Le meeting de Sarkozy perturbé par des étudiants gabonais

Le meeting de Sarkozy perturbé par des étudiants gabonais

AFP

RDC: trois étudiants acquittés par la justice faute de preuves

RDC: trois étudiants acquittés par la justice faute de preuves

heurts

AFP

RDC: appel au calme dans le Sud-Est après de nouveaux heurts meurtriers

RDC: appel au calme dans le Sud-Est après de nouveaux heurts meurtriers

AFP

Nigeria: 10 chiites tués

Nigeria: 10 chiites tués

AFP

RDC : heurts

RDC : heurts