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Centrafrique: au moins 20 morts dans des violences entre groupes armés

Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées en Centrafrique dans des affrontements entre groupes armés qui ont éclaté vendredi et samedi dans la région de Bambari (centre), a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie centrafricaine.

Une attaque a été "lancée vendredi par des (milices) anti-balaka contre des Peuls armés et des ex-rebelles Séléka" dans les environs de Bambari. "Au moins douze d'entre eux ont été tués lors de cette attaque", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la gendarmerie.

Les Peuls et les membres de l'ex Séléka sont majoritairement musulmans tandis que les anti-balaka sont pour la plupart chrétiens.

"En représailles (...) des affrontements ont éclaté samedi entre anti-balaka et Peuls armés ainsi que les ex-Séléka à Kouango, près de 90 km plus au sud, faisant au moins 8 morts d'après un bilan qui est provisoire et qui peut s'alourdir", a-t-il ajouté, précisant qu'il y avait eu "au moins autant de blessés".

"Ces violences ont fait fuir en brousse de nombreux habitants. D'autres encore ont trouvé mieux de se réfugier à Bangui où plusieurs centaines de ressortissants des deux régions s'y trouvent depuis plusieurs mois déjà", a ajouté le responsable.

Selon la même source, plusieurs dizaines de maisons ont également été incendiées.

Bambari, où s'est installé l'état-major de l'ex-coalition Séléka, a été depuis le mois de juin le théâtre de violents affrontements qui ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés. 

Ces affrontements ont opposé les anti-balaka aux hommes de la Séléka et à des civils musulmans armés, puis plusieurs factions de l'ancienne rébellion entre elles.

La semaine dernière, des violences similaires ont fait 28 morts à Mbrès, quelques jours après la tenue, sous l'égide de l'ONU, d'une cérémonie de réconciliation qui avait redonné un espoir de paix à la population de cette ville du centre du pays.

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - chassée à son tour en janvier 2014 - la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

Ces troubles et la déliquescence de l'Etat centrafricain ont permis à des bandes armées de prospérer dans nombre de régions, où elles rançonnent et volent la population, mais aussi les organisations humanitaires.

Trois forces internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser: Sangaris (française), Eufor-RCA (Union européenne) et Minusca (ONU).

AFP

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