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Kenya: le gouvernement dissout 510 ONG, dont 15 pour "financement terroriste"

Les autorités kényanes ont dissous mardi 510 ONG et associations diverses, dont 15 accusées de recueillir des fonds pour financer des activités "terroristes", les autres pour n'avoir pas publié leurs comptes conformément à la loi.

Le Conseil de Coordination des ONG, administration de régulation, a indiqué dans un communiqué "avoir radié 510 organisations pour non-respect de la loi".

"Certaines ONG ont été et continuent d'être utilisées pour des activités criminelles, notamment comme circuits de financement du terrorisme au Kenya et dans la Corne de l'Afrique", a poursuivi le Conseil assurant avoir "gelé leurs comptes bancaires et transmis les informations les concernant aux agences de sécurité gouvernementale pour une action immédiate".

Le Conseil a publié la liste des 510 ONG radiées, sans préciser lesquelles étaient soupçonnées de terrorisme. La liste comporte - vu leur nom - essentiellement des organisations oeuvrant dans le développement ou les projets de santé locaux, le micro-crédit, des orphelinats ou des associations cultuelles.

Aucune ONG internationale, dont beaucoup ont leur siège régional à Nairobi, ne semble y figurer.

Le gouvernement est sous le feu des critiques au Kenya, accusé d'avoir été incapable jusqu'ici d'empêcher la multiplication des attaques revendiquées par les islamistes somaliens shebab dans le pays depuis l'assaut du centre commercial de Westgate de Nairobi en septembre 2013 (au moins 67 morts).

Début décembre, le ministre de l'Intérieur Joseph Ole Lenku et le chef de la police kényane, David Kimaiyo, ont été limogés après une énième attaque des shebab, ayant fait 36 morts dans une ville frontalière de la Somalie.

Cette attaque était le dernier raid en territoire kényan d'une série qui a fait plus de 160 morts depuis juin, sur la côte du Kenya et dans les régions frontalières de Somalie.

Le Parlement kényan débat actuellement d'un projet de durcissement de la législation en matière de sécurité, un texte critiqué par la presse et l'opposition qui jugent qu'il menace les libertés publiques.

AFP

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