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Afrique du Sud: Shrien Dewani, relaxé dans le meurtre de sa femme, rentre au Royaume-Uni

Le Britannique Shrien Dewani, relaxé lundi par un tribunal du Cap après avoir été accusé d'avoir commandité l'assassinat de son épouse en Afrique du sud, est rentré au Royaume-Uni mercredi matin. 

Le millionnaire de 34 ans a été brièvement aperçu vers 07H00 GMT à l'aéroport de Gatwick, où il était attendu par un groupe de journalistes qui a pu le filmer alors qu'il sortait de l'aéroport escorté de policiers.

Dewani n'a pas fait de déclarations et a aussitôt quitté Gatwick à bord d'un véhicule noir, pris en chasse par des photographes, pour une destination inconnue.  

Originaire de Westbury-on-Trym, près de Bristol, il était parti d'Afrique du Sud à destination de Dubaï mardi à la mi-journée. Ces jours derniers, des proches ont manifesté leur impatience de le voir regagner son foyer. 

Lundi, une juge sud africaine l'avait relaxé faute de preuve, mettant un terme à quatre années de procédure malgré des zones d'ombre persistantes.

Shrien Dewani était accusé d'avoir commandité l'assassinat de son épouse Anni, une jeune Suédoise issue comme lui d'une grande famille hindoue, en simulant un braquage de leur taxi pendant leur lune de miel au Cap, le 13 novembre 2010.

Le couple, marié depuis deux semaines, venait de dîner dans un restaurant chic quand leur taxi a été attaqué dans une township de la métropole sud-africaine.

Le corps de la jeune femme, âgée de 28 ans, devait être retrouvé le lendemain sur la banquette arrière du véhicule, une balle dans la nuque. Shrien Dewani a affirmé qu'il avait été contraint de fuir sous la menace d'un pistolet appliqué sur la tempe.

Le procès dit du "meurtre de la lune de miel" avait obligé le millionnaire de 34 ans à révéler sa bisexualité. Il constitue un revers pour le parquet sud-africain qui avait mené un long et coûteux bras de fer pour le faire extrader de Grande-Bretagne. 

La famille de la victime révulsée par le jugement a indiqué qu'elle se donnait quelques semaines avant de décider si elle va intenter ou pas une nouvelle action contre l'homme d'affaires, cette fois devant la justice britannique.

AFP

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