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RDC: au moins trois civils tués dans la région de Beni

De trois à 13 civils ont été tués dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis un massacre ce week-end attribué à des rebelles ougandais, ont annoncé mardi diverses sources incapables de s'entendre sur un bilan ou l'enchaînement des événements.

L'armée congolaise a évoqué six civils assassinés lundi dans le territoire de Beni (est), où une série de tueries a fait plus de 250 morts depuis début octobre, tandis que des élus locaux ont parlé de trois à 13 personnes assassinées dimanche soir, après un massacre dans la nuit de samedi à dimanche qui avait déjà fait 36 morts.

Un élu et une source administrative ont accusé les militaires de minorer le nombre de victimes, par crainte des réactions de la population excédée. Début novembre, une manifestation d'habitants en colère avait dégénéré en émeute à Beni peu après un massacre.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) "ont poursuivi toute la journée" de lundi les responsables du carnage de dimanche, attribué aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), a déclaré à l'AFP le colonel Célestin Ngeleka, porte-parole de l'opération Sokola 1, offensive militaire congolaise lancée contre les groupes armés dans la province du Nord-Kivu.

"Les ADF ont tué six civils et en ont blessé sept" lundi dans le groupement de Mamove, à l'ouest de la ville d'Oicha où a eu lieu le massacre de la nuit de samedi à dimanche, a ajouté l'officier.

Les soldats ont tué cinq rebelles et déplorent deux blessés dans leurs rangs, a-t-il précisé.

Disant n'avoir connaissance d'aucun civil tué lundi, trois députés de Beni élus au Parlement national (Boris Maelezo, Daniel Kambale et Juma Balikwisha) disent disposer d'informations sur de nouveaux morts dimanche soir - entre trois et 13, assassinés après le massacre de la matinée - dans le groupement de Mamove.

Le colonel Ngeleka a démenti ces informations.

"J'ai trois versions", a dit ainsi à l'AFP M. Balikwisha. "J'accorde plus de crédit à celle qui donne 13 morts".

M. Kambale a affirmé "que les militaires ne veulent pas qu'on donne le vrai chiffre". Une source administrative dans le territoire de Beni a abondé dans son sens, confirmant sous le couvert de l'anonymat que "les autorités provinciales et les militaires font pression pour empêcher la publication des vrais bilans afin de masquer la réalité et leur incompétence".

"Nous avons interdiction de parler aux médias sous prétexte que cela amènerait la population à se révolter", a ajouté cette source.

La ville de Beni, à environ 250 km au nord de Goma, la capitale du Nord-Kivu, est une place commerciale importante qui avait été plutôt épargnée ces dernières années par les conflits armés qui ravagent la province depuis plus de 20 ans.

Depuis le début du mois d'octobre cependant, plus de 250 personnes ont été massacrées dans la ville même et le territoire qui l'entoure.

Les autorités congolaises, l'ONU et plusieurs experts et diplomates estiment que les responsables de ces tueries sont les ADF, des rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni qui installés dans l'est de la RDC depuis 1995 et que les FARDC ont entrepris une nouvelle fois de neutraliser cette année.

AFP

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