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Des manifestants à Tobrouk, Libye, le 22 février 2011. REUTERS/Asmaa Waguih
Des manifestants à Tobrouk, Libye, le 22 février 2011. REUTERS/Asmaa Waguih

Les dernières informations sur la Libye

  • L'attaque de la ville de Tripoli par les forces rebelles se prépare.
  • La Communauté internationale durçit le ton, et prépare des mesures coercitives contre le dirigeant libyen.
  • Les premiers bilans des victimes divergent: environ 300 morts selon le gouvernement libyen, alors qu'une ONG avance 2.000 morts rien que dans la ville de Benghazi, et qu'une source citée par la chaîne Al-Arabiya fait état de 10.000 victimes. Il y aurait eu une centaine de morts le 24 février dans la ville d'Az Zaouiyah.
  • Toutes les villes à l'est du pays et quelques villes de l'ouest seraient sous le contrôle de l'opposition.
  • Un exode massif a lieu vers l'Egypte et la Tunisie, alors que tous les pays tentent de rapatrier leurs ressortissants vivant en Libye.

- Vendredi 25 février -

18:30 [Ouest France, Al Jazeera, Guardian]

Kadhafi s'adresse à ses partisans depuis la place Verte à Tripoli. Si les affrontements perdurent, il s'engage à «ouvrir tous les dépôts d'armes pour armer toute la population». De même que son fils Seif al-Islam, il assure que «nous continuerons le combat. Nous les battrons. Ou nous mourrons sur le sol libyen». Il conclut son discours en invitant les Libyens «à rester éveillés toute la nuit, à danser et à chanter».

16:00 [BFM TV]


14:25 [Il Corriere della Sera]

Les affrontements armés ont commencé à Tripoli. Des coups de feu se font entendre dans différents quartiers de la capitale. Les troupes de Kadhafi ont ouvert le feu sur les opposants dès la fin de la prière, et il y aurait dejà des morts et des blessés.

14:00 [Al Jazeera]

Voici le sermon prononcé par un imam de Tripoli, lors de la grande prière du vendredi: 

«Ceux qui appellent au chaos ne seront pas oubliés le jour du Jugement. Restez loin des combats internes. Nous devons rester loin de tous les démons et des mauvaises actions. Quiconque désobéit au dirigeant désobéit à Dieu. Nous devons rester loin de tout ça, et retourner au travail».

12:48 [Ansa.it]

Une grande manifestation pro-Kadhafi est attendue dans l'après-midi à Tripoli, plus précisément «après la prière du vendredi» selon la télévision locale. Les manifestants favorables au pouvoir en place seraient lourdement armés. Les choses pourraient rapidement dégénérer face aux opposants au régime.

11:05 [LeMonde.fr]

L'ambassade française de Libye à Paris est occupée par un groupe d'opposants libyens qui se font appeler «les enfants de la révolution». Les forces de police ont encerclé le bâtiment et tout le personnel consulaire a été évacué. Le porte-parole du groupe menace d'un «suicide collectif si la police intervient». Il réclame le départ de l'ambassadeur, qui n'aurait «plus de légitimité parce qu'il a refusé d'apporter son soutien au peuple libyen».

10:44 [Guardian]

Au cours d'une allocution à la télévision libyenne, le gouvernement Kadhafi a annoncé des mesures de soutien à la population libyenne: chaque famille recevra 500 dinars libyens (295 euros) pour faire face à l'augmentation du prix des produits alimentaires. Et «certains travailleurs du secteur public verraient leur salaire augmenter de 150%».

Moyennant quoi, les bénéficiaires devront sûrement témoigner de leur soutien envers le dirigeant. 

9:15 [La Reppublica]

Après de violentes offensives, il semblerait que la ville de Misrata (situé à moins de 200 kilomètres de Tripoli) soit désormais sous contrôle des rebelles. Malgré des informations encore confuses, des habitants attestent que «les mercenaires et l'amée auraient lancé une contre-offensive jeudi, mais qui a été repoussée par les manifestants».

8:27 [LeMonde.fr]

Michèle Alliot-Marie (MAM), ministre française des Affaires étrangères, a fait sa première déclaration sur les conflits en Libye.Elle confirme la proposition conjointe de Paris et Londres au Conseil de sécurité de l'ONU pour «un embargo total sur les armes, des sanctions et une "saisine de la CPI pour crime contre l'humanité"».

- Jeudi 24 février -

22:18 [Ansa, Elysee.fr]

Jay Carney, porte-parole de la Maison Blanche, a annoncé la possibilité d'une «action rapide, étant donné l'urgence de la situation». Aucune intervention militaire n'est confirmée, mais de nombreuses discussions portent sur l'espace aérien libyen et la nécessité de mettre un terme aux bombardements.

Les chefs d'Etat français et américain ont réitéré «leur exigence d'un arrêt immédiat de l'usage de la force contre la population civile» au cours d'un entretien téléphonique. Sarkozy a présenté des mesures à l'Union européenne, et une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU aura bientôt lieu. Les 2 dirigeants s'accordent sur la nécessité d'une action immédiate et de l'application de sanctions envers les responsables des massacres.

21:57 [Al Jazeera]

Moustafa Abdel Galil, qui a quitté son poste de ministre de la Justice il y a 3 jours, a rencontré des chefs tribaux dans la ville d'Al Baida, à l'ouest du pays. Il a dit craindre l'usage d'armes biologiques et chimiques par Kadhafi: «Nous appelons la Communauté internationale et les Nations unies pour empêcher Kadhafi d'exécuter ses plans à Tripoli».

18:00 [CNN]

Un rassemblement d'opposants au régime Kadhafi dans la ville de Benghazi (région est de la Libye).

17:05 [Reuters, Le Point, Al Jazeera]

Selon François Zimeray, ambassadeur français pour les droits de l’Homme, «les jours de Kadhafi sont comptés». Il estime le bilan des victimes supérieur à 1.000 morts, et susceptible d’atteindre les 2.000.

«La question n’est pas la chute Kadhafi, mais surtout de savoir quand et à quel coût humain le régime s’effondrera», ajoute-t-il. Il avance toujours la probabilité que le leader libyen soit responsable de «crimes contre l’humanité».

D'après un témoin, il y aurait au moins une centaine de morts dans la ville d'Az Zaouiyah. Il a affirmé que «les soldats tiraient directement dans la tête ou la poitrine des manifestants. Ils essayaient de les tuer, pas juste de leur faire peur».

15:30 [Al Jazeera, Guardian, France 24]

Le colonel Kadhafi est intervenu par téléphone, sans préciser l’endroit où il se trouvait. Son discours était davantage tourné vers la population que le précédent, même s’il continue d'accuser les terroristes d’être responsables du chaos dans le pays. Il s'est posé comme un simple représentant du peuple, qui s’efface derrière les décisions des comités populaires.

Sans doute a-t-il réalisé qu’il était en danger, à l’heure où des villes de l’ouest sont encore le théâtre d'affrontements entre pro- et anti-Kadhafi (ces derniers se rapprochant toujours un peu plus de Tripoli).

Il a commencé par accuser Oussama Ben Laden d’être responsable du chaos; celui-ci aurait manipulé et drogué les jeunes qui se rebellent. 

«Chez nous, le pouvoir est entre les mains du peuple. Ceux qui manifestent n'ont pas de réclamations. (...) Ils veulent faire entrer Ben Laden dans la ville de Az-Zaouiyah […] Ce sont des drogués, qui se comportent comme des animaux. Vous voulez donner toutes ces infrastructures à Ben Laden».

Il affirme qu’en Libye, le gouvernement aurait  «commencé à accorder des crédits à tout le monde», et qu’il y aurait eu «beaucoup de démarches dans ce sens-là: des crédits pour acheter une maison, une voiture, se marier».

En outre, «les matières de base sont très accessibles, à des prix très modestes. Toutes les demandes peuvent être résolues à travers notre pétrole. On peut de la même façon augmenter les salaires. Si vous voulez transformer des villes en nouveaux gouvernorats, c’est possible. Par exemple avec la ville d’Az-Zaouiyah».

Le colonel se dit «très triste», car il n’aurait qu’«une autorité morale. Toutes les compétences sont entre les mains du peuple, c’est lui décide». Il va jusqu’à comparer son régime à une monarchie constitutionnelle:

«Elizabeth II est reine depuis plus de 50 ans. Pareil pour la Thaïlande: il y a eu des changements, mais le roi est resté roi. Dans ces pays-là, le roi ou la reine est le symbole, donc il (ou elle) n’intervient pas dans la vie de son pays.

Comme chez nous, nous avons des congrès populaires, des comités populaires, c’est vous qui décidez. Moi je suis là, mais je n’interviens pas.»

Il accuse également le «terrorisme international» de vouloir les attaquer:

«A l’époque, on accusait Saddam Hussein d’avoir des liens avec al-Qaida. Et c’est pour ça qu’on a détruit l’Irak. Les USA, l’Otan et ses 27 pays ont bombardé l’Afghanistan, le Pakistan et l’Irak.

Aujourd’hui, si on sait que les terroristes sont en Libye, ils vont faire la même chose. Ces pays-là sont indifférents à notre quotidien […] Si al-Qaida vient à Az-Zaouiyah, les USA vont marcher sur votre ville. Moi, je vous ai donné l’autorité, depuis 1977. Vous détruisez vous-même votre pays. Si vous voulez déclarer l’état d’urgence, faites comme vous voulez.»

Il accuse des «manipulateurs» d’avoir «kidnappé et drogué les jeunes, les enfants» et s’adresse directement aux parents, particulièrement aux habitants d’Az-Zaouiyah:  

«La situation est devenue un peu difficile, on barre les routes, on ferme les banques, on empêche les gens d’aller à l‘école, on vole des armes […] Mais je le répète: vous devez sortir, vous les habitants de Az-Zaouiyah, sortez, retenez vos enfants qui sont drogués. Ces enfants, à force de prendre ces cachets, ces gélules, seront morts dans moins d’un an d’une crise cardiaque. Retirez leurs armes. Retenez-les.

Je m’adresse aux sages, aux savants, aux leaders populaires, je leur demande d’arrêter ces jeunes et surtout d’arrêter les manipulateurs. C’est vraiment une mascarade […]  Je réitère mes condoléances à ces quatre membres des forces de sécurité assassinés et des quatre jeunes tués lors de ces opérations.

Je suis sûr que les habitants d’Az-Zaouiyah sauront comment se défendre. Ce sont des gens honorables. J’ai confiance en eux. Ensuite, le peuple libyen tout entier va essayer de se débarrasser de ces jeunes. Je présente mes condoléances aux habitants d’ Az-Zaouiyah.»

Kadhafi a conclu son discours en rappelant que les manifestants ne sont que des «drogués à la solde de Ben Laden», et présenté une dernière fois ses «condoléances aux enfants de Libye morts dans les violences».

Un extrait du discours de Kadhafi, où il affirme notamment que les terroristes d'al-Qaida sont responsables des violences en Libye.

14:21 [Reuters]

Les troupes de Kadhafi poursuivent la contre-attaque vis-à-vis des rebelles présents dans les villes autour de Tripoli. Elles auraient déjà lancé une attaque contre les opposants présents dans la ville de Misrata, à l’ouest. Un témoin rapporte que «les brigades pro-Kadhafi aurait repris le contrôle des lieux […] les combats ont toujours lieu en ce moment même».

Les violences continueraient dans la ville d’Az-Zaouiyah.

14:15 [Al Jazeera]

Un haut fonctionnaire libyen a fait part à des diplomates américains du danger que courent les journalistes «entrés illégalement dans le pays». S’ils sont arrêtés par les autorités libyennes, ils seront «considérés comme des collaborateurs terroristes».

13:30 [Associated Press]

Dans une déclaration officielle postée sur un site Internet militant, Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) assure que ses membres «feront tout leur possible pour soutenir les manifestants libyens». L’organisation qualifie Kadhafi de «tyran criminel», et «supporte les rebelles qui viennent de Libye, Egypte, Tunisie et Algérie». Par le passé, Kadhafi aurait appuyé les Etats-Unis dans leur combat contre le groupe terroriste.

12:00 [The New York Times]

Au moment où les manifestants se regroupent autour de Tripoli, les troupes de Kadhafi multiplient les attaques dans les villes avoisinant la capitale.

Un témoin rapporte que «le minaret d'Az Zaouiyah, ville où les opposants avaient clamé la victoire, a été attaqué à l’arme lourde dans la matinée, tuant ou blessant les manifestants qui s’étaient réfugiés dans le bâtiment».

Il semblerait que de nombreux soldats aient déserté l'armée libyenne pour se joindre aux opposants. Selon des habitants de Tripoli, «le colonel Kadhafi renforce sa mainmise sur la capitale alors que les opposants se regroupent en vue de leur première manifestation organisée, après des jours de révolte spontanée et d’actions sanglantes».

11:40 [LeMonde.fr, Ansa.it]

Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères, appelle l’Union européenne à la mise en place d’un plan humanitaire d’urgence face à l’exode massif des populations maghrébines en Libye.

Le 23 février, il avait prédit l’arrivée de 200.000 à 300.000 réfugiés libyens sur le sol italien. Il craint un «exode biblique», «dix fois plus que le phénomène des Albanais dans les années 1990», si le régime de Kadhafi tombe.

Maroni, ministre italien de l’Intérieur, a également tiré la sonnette d’alarme à la suite des déclarations de Frontex —la police européenne des frontières— qui prédit un exil possible d’un million et demi de réfugiés vers l’Europe.

11:15 [Ansa.it]

Les troupes de Kadhafi auraient commis un nouveau massacre dans la ville d'Az Zaouiyah (située à 48 kilomètres de Tripoli). Pendant ce temps, les rebelles prépareraient une offensive sur la capitale: un témoin a évoqué une «attaque imminente de Tripoli avec la tribu des Warafalla qui arriverait de la Cirénaïque» —alors que des milliers de fidèles à Kadhafi se trouveraient en ce moment dans les rues de la capitale.

09 :00 [Al Jazeera, The Guardian]

De nouvelles scènes de chaos à l’aéroport de Tripoli, avec une foule qui tente de sortir du pays par tous les moyens.

Vidéo amateur de l’aéroport de Tripoli. Les voyageurs se battent littéralement pour monter à bord d’un avion et fuir le pays. La foule se presse aussi à l’extérieur car le personnel de sécurité ne laisse entrer que les gens en possession d'un billet. Il y a encore des dizaines de milliers d’étrangers présents en Libye.

8:45 [Guardian]

Au cours d’une intervention à la télévision libyenne, le Comité populaire chargé de la Sécurité a appelé «les manifestants à déposer maintenant les armes pour éviter toute poursuite judiciaire».

Alors que Kadhafi se bat pour garder le contrôle de Tripoli, un officier de l’armée libyenne annonce que «tous les citoyens qui «coopéreront et donneront des informations sur les opposants seront récompensés».

8:15 [Slatest, CNN]

Le président Obama sort de son silence et se dit choqué par le bain de sang dont est victime la population libyenne. «Ce carnage et cette souffrance sont inacceptables et scandaleux», a-t-il déclaré. Il n’a pas enjoint Kadhafi à quitter le pouvoir, mais réclame l’arrêt immédiat de toute forme de violence envers les civils.

Il a annoncé la venue d’Hillary Clinton en Europe la semaine prochaine, pour «intensifier les entretiens avec nos alliés et partenaires à propos de la situation en Libye».

Certains expliquent les critiques essuyées par la Maison Blanche sur le mutisme du président par la crainte d’éventuelles représailles sur les ressortissants américains encore présents en Libye.

Première allocution de Barack Obama sur la situation dramatique de la Libye. L’administration américaine étudie diverses stratégies, et condamne la violation des droits de l’Homme commise par le gouvernement libyen. Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, condamne les violences et assure que les responsables paieront pour leurs actes.

8:00 [Financial Times]

Saadi Kadhafi, un des fils du colonel, a estimé que son père serait le «grand-père de tout nouveau régime à Tripoli». Il ajoute que «les actuelles effusions de sang conduiront à un tremblement de terre positif qui ouvrira la voie à de nouvelles réformes nécessaires».

Au cours de cette interview téléphonique, il ajoute que «85% du pays est calme et en sécurité […] 50 à 60% de la population travaille normalement».

Les bombardements auraient selon lui été perpétués sur des hangars à munitions, non sur des populations civiles. De même que son père, il insiste sur le fait que «de nombreux manifestants auraient pris des drogues très puissantes, comme de l’ecstasy ou des amphétamines».  

Son frère, Seïf al-Islam, serait en train de préparer une nouvelle Constitution.

- Résumé de la situation en Tripoli depuis le début des manifestations -

  • L’opposition prend de l’ampleur face aux pro-Kadhafi qui se regroupent à Tripoli

La révolte des manifestants s’intensifie, particulièrement dans l’est du pays où les forces de l’opposition ont pris le contrôle d’une dizaine de villes jusqu’à la frontière égyptienne.

Pendant ce temps, Slatest.com souligne que le «colonel Mouamar Kadhafi essaie de renforcer sa position à Tripoli».  Le site reprend le New York Times, selon lequel le 23 février «des milliers de mercenaires africains et de miliciens sont en train de se regrouper sur les routes qui mènent à Tripoli afin de grossir les rangs des troupes à la solde de Kadhafi».

  • Le dirigeant a instauré un véritable «règne de la terreur» dans la capitale libyenne

Des centaines, voire des milliers d’opposants au régime auraient été assassinés. Le ministre des Affaires étrangères italien annonce un premier bilan de 1.000 morts, alors qu’une source de la chaîne Al Arabiya comptabilise 10.000 victimes et près de 50.000 blessés.

Le discours menaçant de Kadhafi du 22 février aurait exacerbé tant les velléités des opposants que celles de ses partisans. Le conflit «semble atteindre un stade décisif», poursuit le New-York Times.

Les attaques aériennes se poursuivent sur Tripoli, et les mercenaires au service de Kadhafi tirent sans retenue sur les manifestants.

  • Tous les étrangers présents en Libye plient bagage

Le gouvernement égyptien a estimé la communauté égyptienne présente en Libye à plus d’un million de ressortissants. La Tunisie y aurait également de nombreux émigrés. De leur côté, la Turquie et la Chine ont lancé la plus importante opération de rapatriement de leur histoire. De même pour les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne, qui évacuent tous leurs compatriotes. Cet exode massif se fait par tous les moyens de transport possibles, et la Tunisie et l’Egypte ont déjà accueilli au moins 30.000 réfugiés en provenance de la Libye.

  • La montée du cours du pétrole

Le colonel Kadhafi aurait commencé à détruire des sites d’extraction pétrolière en guise de représailles pour les tribus rebelles. De leur côté, les compagnies pétrolières étrangères ont pour la plupart ralenti voire suspendu leur production, et évacuent leurs employés avec leurs familles.

Le cours du pétrole ne cessent de grimper depuis le début de la crise. Les autres pays de l'Opep ont promis d'intensifier leur production pour éviter toute pénurie.

  • La fronde de la communauté internationale

La communauté internationale durcit le ton face à la violence de la répression, et le Conseil de sécurité de l’ONU a déjà tenu plusieurs réunions de crise pour ordonner la cessation immédiate des «massacres» et le déploiement d’une aide humanitaire. Kadhafi s'exposerait  à un jugement à la Cour pénale internationale, et Ban Ki-Moon compare les attaques aériennes sur les civils à un «crime contre l'humanité».

L'Union européenne envisage des sanctions à l'encontre du gouvernement Kadhafi. Nicolas Sarkozy a fermement condamné le dirigeant libyen dans son discours du 23 février.

 

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