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RDC: trois morts dans une attaque attribuée

Trois civils ont été tués dans la nuit de lundi à mardi dans l'Est de la République démocratique du Congo lors d'une nouvelle attaque attribuée à des rebelles ougandais, mais cette fois repoussée par l'armée congolaise.

Les assaillants s'en sont pris au village d'Eringeti, localité du nord de la province du Nord-Kivu où 24 personnes avaient été massacrées à l'arme blanche le 17 octobre par des miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).  

"Des rebelles ADF sont venus attaquer mon village à 21h30 (19h30 GMT). Ils ont tué trois personnes à la machette - deux femmes et un enfant - et en ont grièvement blessé trois autres", a déclaré à l'AFP Désiré Boroso, mwami (chef coutumier) de ce village située à un peu plus de 40 km au nord de la grande ville de Beni.

Le bilan de trois morts a été confirmé par une source sécuritaire locale.

"C'est grâce à l'intervention des FARDC (armée congolaise) que les assaillants n'ont pas tué davantage de personnes. Les soldats les ont poursuivis", a dit M. Boroso, joint par téléphone depuis Goma, la capitale du Nord-Kivu.

Le colonel Célestin Ngeleka, porte-parole de l'opération Sokola 1, offensive militaire lancée contre les groupes rebelles dans le Nord du Nord-Kivu, a déclaré à l'AFP que l'armée avait "immédiatement déclenché l'opération de poursuite des ennemis" et que celle-ci était toujours en cours lundi vers 11h00 (09h00 GMT).

Les FARDC, a-t-il ajouté, poursuivent les assaillants vers les contreforts du Ruwenzori, massif montagneux qui culmine à plus de 5.000 m à la frontière entre le Congo et l'Ouganda, et qui sert régulièrement de base de repli aux rebelles de l'ADF.

Dans un communiqué, la Société civile du Nord-Kivu, ONG basée à Beni (environ 250 km au nord de Goma) dit être "plus qu'excédée par cette spirale de rage froide, de violence armée qui gangrène la ville et le territoire de Beni".

L'association salue néanmoins "l'intervention urgente des FARDC, sans laquelle le carnage (aurait été) plus redoutable".

- 400 combattants -

Plus de 200 personnes ont été tuées depuis début octobre dans la région de Beni dans une succession de massacres attribués aux ADF, rebelles ougandais musulmans opposés au président Yoweri Museveni et installés dans l'Est de la RDC depuis 1995.

Le dernier en date de ces massacres avait coûté la vie à une centaine de personnes dans quatre localités enclavées à une vingtaine de kilomètres de Beni, place commerciale importante et fief de la communauté Nande, dont les dirigeants s'étaient ralliés massivement à une milice soutenue par l'Ouganda pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003). 

Les autorités, en particulier l'armée et la police, ont été accusées par la population de n'avoir rien fait pour s'opposer à ces massacres. La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) et ses 20.000 Casques bleus déployés essentiellement dans l'Est du pays, n'ont pas été épargnés non plus par les critiques. 

Selon un récent rapport d'une mission d'information parlementaire envoyée dans la région, la situation dans la région de Beni a entraîné une "crise de confiance entre les services de sécurité, les autorités politico-administratives et la population".

Le ressentiment de la population après les massacres a été tel que début novembre, une foule en colère a déboulonné une statue du président congolais Joseph Kabila à Beni, peu après que celui-ci eut quitté la ville, à l'issue d'une visite n'ayant rien changé à la situation.

Lancée en janvier l'opération Sokola 1 avait permis à l'armée de reprendre les principales places fortes des ADF, qui ne compteraient plus aujourd'hui que 400 combattants, mais cette opération militaire s'est arrêtée après le décès, fin août, du général qui commandait l'opération. Les FARDC assurent que l'opération a été relancée il y a quelques jours.

L'est de la RDC, où sévissent encore des dizaines de groupes armés congolais et étrangers, est déchiré depuis plus de 20 ans par des conflits alimentés par des divisions ethniques, des querelles foncières et l'appétit que suscitent les abondantes richesses naturelles de la région.

AFP

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