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Forum économique

Plusieurs centaines d'acteurs politiques et économiques étaient réunis lundi à Dakar pour le premier forum économique de la Francophonie, afin de donner un élan au "potentiel" que représente cet espace, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le Forum économique de la Francophonie (FEF) se tient au lendemain du XVe sommet de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui a adopté une stratégie économique destiné à renforcer les échanges entre ses membres et mieux positionner l'OIF dans le monde sur le plan économique.

La réunion, qui se poursuit jusqu'à mardi, regroupe des centaines de participants dont des opérateurs économiques, des responsables d'organisations internationales, des dirigeants politiques dont le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall et l'ex-Premier ministre français et maire de Bordeaux Alain Juppé.

La Francophonie est "une force économique" dans le monde, représentant 16% du produit intérieur brut (PIB) mondial, 14% des réserves mondiales de ressources naturelles et 20% du commerce mondial, a déclaré le président Sall.

"Comment transformer ce potentiel en opportunités concrètes d'échanges et d'investissements ? Au-delà de la langue, quelles facilités pour accompagner les échanges intra-francophones?", a-t-il ajouté.

Pour lui, "l'avenir de la Francophonie ne peut pas se résumer" à la culture ou à la politique. Il "se jouera sur le terrain économique", la région sera prospère "par le commerce, les échanges et les investissements".

"Les composantes de l'espace francophone ne sont pas homogènes ni d'égale puissance. Il nous faut tenir compte de toutes ces réalités", a souligné le président sénégalais.

La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence de l'ex-président sénégalais Abdou Diouf, qui a dirigé l'OIF douze ans et doit céder à la fin de l'année son fauteuil à l'ex-gouverneure générale du Canada Michaëlle Jean, désignée dimanche pour lui succéder.

M. Diouf a estimé que les pays francophones avaient "tous les atouts pour réussir un espace économique dynamique". Il a recommandé "la sécurisation des affaires" par la création d'un environnement juridique qui protège les investisseurs.

"Je crois à la Francophonie, à l'Afrique et à la nécessité de resserrer le partenariat entre la France et l'Afrique", a lancé de son côté Alain Juppé.

"Nous avons le devoir de développer davantage la dimension économique de la Francophonie", a ajouté M. Juppé, se déclarant "afro-optimiste". 

Selon lui, "le XXIe siècle ne se fera pas sans l'Afrique. L'Afrique est désormais une nouvelle frontière".

AFP

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