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Cameroun: au moins 16 otages dont un prêtre polonais enlevé en Centrafrique, ont été libérés

Au moins seize otages dont un missionnaire polonais, enlevés ces deux derniers mois par des rebelles centrafricains dans la zone frontalière entre le Cameroun et la Centrafrique, ont été libérés, a annoncé mercredi la présidence camerounaise.

La libération du prêtre Mateusz Dziedzic, enlevé le 12 octobre par un groupe armé à Baboua dans l'ouest de la Centrafrique, avait d'abord été annoncée par le ministère polonais des Affaires étrangères.

"Le père Mateusz Dziedzic a été libéré. Son état de santé n'est pas excellent mais il n'y aucun danger pour sa vie et sa santé", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères, Marcin Wojciechowski.

Dans un communiqué, la présidence camerounaise a ensuite confirmé la libération du prêtre avec 15 autres otages camerounais, lors d'une "opération spéciale" menée par l'armée dans la nuit de mardi à mercredi.

"Une opération spéciale des forces de défense et de sécurité camerounaises a permis la libération cette nuit de 15 otages camerounais enlevés les 20 septembre et 24 octobre" par "un groupe armé centrafricain" dans l'est du Cameroun, ainsi que du "prêtre polonais Mateusz Dziedzic", indique la présidence.

Le chef de l'Etat camerounais Paul Biya a tenu à saluer "tout particulièrement à cet égard la contribution" de son homologue congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine. 

Mais le communiqué ne précise pas dans quelles circonstances exactes cette libération a eu lieu.

Le gouvernement polonais a évoqué "une action complexe de négociations impliquant plusieurs pays, pays de la région et organisations internationales", avant de souligner en particulier "le rôle de la France", l'ancienne puissance coloniale qui dispose d'une force militaire en Centrafrique.

"Nous étions en contact avec lui depuis un certain temps. Nous nous rendions compte qu'il était avec d'autres otages, on connaissait le lieu où il se trouvait, son état de santé, on savait que généralement il se sentait bien", a indiqué le porte-parole.

Le père Dziedzic est actuellement "en route vers Brazzaville où il devrait passer la nuit", a encore précisé M. Wojciechowski. Il doit rentrer en Pologne aussi rapidement que possible, a-t-il ajouté.

Le missionnaire libéré a déjà pu s'entretenir mercredi matin au téléphone avec sa famille, selon le père Krzysztof Czermak, chargé des missions au diocèse de Tarnow (sud-est de la Pologne).

 

- 'Libération sans condition' -

 

Le père Dziedzic avait été enlevé à la mi-octobre par des hommes armés qui avaient indiqué ne pas vouloir de rançon mais chercher à l'échanger contre un de leurs chefs détenu au Cameroun voisin.

Le gouvernement polonais avait précisé à l'époque que les ravisseurs étaient des hommes du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, dont le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a déjà été impliqué dans des enlèvements destinés à obtenir sa libération.

Miskine est un ancien allié de la rébellion de la Séléka, coalition rebelle à dominante musulmane qui a été au pouvoir à Bangui de mars à décembre 2013. Il a été arrêté l'année dernière à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique et est depuis lors détenu au Cameroun.

Contacté par l'AFP, un cadre du RDPC a confirmé la libération des otages, mais il a fait état de 26 otages libérés, affirmant que 10 Centrafricains faisaient aussi partie du groupe.

Le "Lieutenant" Léonard Kamdika a évoqué des négociations impliquant les autorités centrafricaines et camerounaises, ainsi que la médiation congolaise.

"Nous avons contacté l'ancien ministre (centrafricain) Karim Meckassoua pour servir d'interface entre les autorités de transition à Bangui, le médiateur (Denis Sassou Nguesso) et les autorités camerounaises", a expliqué le rebelle. 

"Il a pausé comme condition la libération sans condition de tous les otages avant toute action de médiation. C'est à ce titre que nous avons décidé de libérer tous ces otages", a-t-il ajouté.

Léonard Kamdika réclame désormais la libération de son chef, le "général" Miskine, et affirme que le mouvement a abandonné la lutte armée. "Nous avons décidé de continuer la lutte sur le plan politique".

AFP

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