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Nigeria: le président Goodluck Jonathan va briguer un second mandat

Le président nigérian Goodluck Jonathan a annoncé mardi à Abuja qu'il sera candidat à sa propre succession lors de l'élection présidentielle de février 2015.

"Moi, Goodluck Ebele Azikiwe Jonathan, j'ai accepté de me présenter au nom du PDP", le Parti démocratique populaire, a-t-il déclaré lors d'un meeting devant des milliers de supporters dans la capitale fédérale.

M. Jonathan, âgé de 56 ans, dirige le pays le plus peuplé d'Afrique depuis mai 2010, date à laquelle, alors vice-président, il avait succédé à Umaru Yar'Adua à la mort de celui-ci. Il avait ensuite remporté la présidentielle de 2011.

Les Nigérians sont appelés aux urnes le 14 février 2015 et M. Jonathan a été choisi à l'unanimité par les cadres de son parti pour briguer un second mandat de quatre ans.

Le PDP devrait remporter le scrutin, selon les experts, même si M. Jonathan est très critiqué, au Nigeria et par la communauté internationale, pour ne pas avoir réussi à juguler l'insurrection islamiste de Boko Haram, qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2009.

La situation n'a fait qu'empirer au cours des dernières semaines, avec des tueries quasi-quotidiennes dans le Nord-Est et une vingtaine de localités tombées au mains de Boko Haram.

Lundi encore, un nouvel attentat-suicide a coûté la vie à une cinquantaine de lycéens du Nord-Est.

Le président nigérian a aussi été très critiqué pour avoir tardé à réagir après l'enlèvement en avril de près de 300 lycéennes à Chibok, toujours dans le Nord-Est, un kidnapping qui avait ému le monde entier.

Plus de six mois plus tard, on est toujours sans nouvelle de 219 des captives de Chibok, et Boko Haram a démenti à deux reprises être parvenu à un accord avec les autorités nigérianes pour les libérer.

Mardi, M. Jonathan a à nouveau assuré lors du meeting qu'il allait "libérer (ses) soeurs" de Chibok, "c'est sûr", avant d'ajouter que "la guerre contre le terrorisme" allait être "gagnée" et qu'il ferait tout son possible pour "mettre fin aux tueries et aux violences".

Face à lui, deux personnalités ont déjà annoncé leur candidature aux primaires du Congrès progressiste (APC), le principal parti d'opposition: l'ancien dirigeant Muhammadu Buhari et l'ex-vice-président Attiku Abubakar.

AFP

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