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Le Gabon porte plainte contre le journaliste français Pierre Péan

L'Etat gabonais a porté plainte en France contre le journaliste français Pierre Péan pour ses "propos gravement diffamatoires", selon Libreville, dans son dernier ouvrage "Nouvelles affaires africaines", selon un communiqué de l'ambassade du Gabon à Paris reçu lundi par l'AFP.

"La République gabonaise ne peut accepter les propos gravement diffamatoires et totalement faux tenus par Pierre Péan dans cet ouvrage", dénonce le communiqué, accusant l'auteur de "profonde malveillance".

"En raison de la gravité de ces actes, les autorités gabonaises ont saisi les juridictions françaises compétentes", ajoute le texte, sans préciser le motif de la plainte, qui vise également l'éditeur du livre.

Dans son dernier ouvrage, récemment sorti en librairie, le journaliste français accuse notamment le président gabonais Ali Bongo Ondimba d'avoir falsifié de nombreux documents, de son acte de naissance à ses diplômes.

Surtout, contrairement à la version officielle qui le présente comme le fils naturel de son père, Pierre Péan affirme qu'Ali Bongo serait un enfant nigérian adopté pendant la guerre du Biafra, à la fin des années 1960.

Le pouvoir gabonais avait immédiatement balayé les affirmations de Pierre Péan, parlant de "rumeurs". L'enquête, sous-titrée "Mensonges et pillages au Gabon", revient sur la fin de règne du défunt président Omar Bongo et les modalités de l'accession au pouvoir de son fils Ali à sa mort en 2009.

Début novembre, la soeur aînée d'Ali, Pascaline Bongo Ondimba, ancienne directrice de cabinet du défunt président, avait fait part "de sa tristesse et de sa colère" sur le contenu du livre.

"C'est un sentiment de colère, en même temps de tristesse", avait-elle déclaré dans une très rare interview à la presse gabonaise, "parce que je me demande pourquoi ce M. Péan, pour qui nous avons beaucoup de respect, n'a jamais posé la question à mon père" à propos de son fils Ali.

Pierre Péan "raconte n'importe. Il insulte mon père (...) Je vous le dis les yeux dans les yeux: Ali Bongo n'est pas Biafrais. Pourquoi, si l'on avait adopté des enfants, on le nierait?", avait-elle ajouté, avant de dénoncer les attaques de certains opposants sur ce thème contre l'actuel chef de l'Etat: "en politique, on a le droit de s'attaquer, mais pas sur ce qui est sacré. La famille dit non".

 

AFP

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