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L'Ouganda suspend des officiers accusés d'abus sexuels en Somalie

L'armée ougandaise a annoncé jeudi la suspension de 15 hauts gradés après que des soldats de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) eurent été accusés de viols et exploitation sexuelle de femmes vulnérables.

Dans un rapport publié en septembre, Human Rights Watch (HRW) avait affirmé que "les soldats de l'UA, se servant d'intermédiaires somaliens, ont utilisé une variété de tactiques, dont l'aide humanitaire, pour contraindre des femmes et des filles vulnérables à des activités sexuelles."

"Ils ont aussi violé et agressé sexuellement des femmes venues chercher une aide médicale ou de l'eau sur les bases de l'Amisom", la force de l'UA en Somalie, ajoutait l'ONG.

L'Amisom compte 22.000 hommes et est constituée de contingents ougandais, burundais, kényan, éthiopien, djiboutien et sierra-léonais. Elle appuie depuis 2007 les fragiles autorités de Mogadiscio dans leur combat contre les islamistes shebab.

"Nous effectuons une évaluation globale du comportement de la force", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Défense et de l'armée ougandaise, Paddy Ankunda.

"Il ne s'agit pas seulement de harcèlement sexuel", a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que cela représentait un des objets de l'enquête.

"Ce sont des allégations. Nous enquêtons. Nous ne connaitrons leur implication que lorsque les enquêtes auront été menées à terme mais pour l'instant ils sont suspendus", a-t-il dit des responsables militaires concernés parmi lesquels figurent deux généraux.

HRW avait demandé que les pays qui ont envoyé des soldats en Somalie, l'Union africaine et les bailleurs qui financent l'Amisom examinent d'urgence le dossier "pour que justice soit rendue",

Le rapport se concentre sur des événements survenus à Mogadiscio, où sont déployées des troupes ougandaises et burundaises.

Il cite plusieurs femmes qui disent s'être rendues sur le camp de l'Amisom pour y chercher des médicaments pour leurs bébés mais qui ont été forcées à des rapports sexuels avec des soldats. La plupart des femmes sont des déplacés qui ont fui la province après la famine de 2011.

La présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a déjà demandé une enquête qui doit être achevée d'ici la fin novembre. L'UA a cependant déjà affirmé que le rapport de HRW était inexact et qu'il minait les efforts de paix en Somalie.

AFP

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