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Vagues de fumée après des affrontements Benghazi, août 2014 / REUTERS
Vagues de fumée après des affrontements Benghazi, août 2014 / REUTERS

Benghazi la maudite

La deuxième ville libyenne de nouveau prise dans des affrontements entre forces gouvernementales et groupes islamistes.

Les violents combats pour le contrôle de Benghazi, la deuxième ville de Libye, ont opposé de nouveau mercredi les forces pro-gouvernementales aux groupes islamistes, faisant plus de 30 morts en trois jours, selon des sources militaires et médicales.

Les affrontements à l'arme lourde dans cette ville côtière située à 1.000 km à l'est de Tripoli sont les plus violents depuis le lancement à la mi-octobre d'une  nouvelle offensive par des forces loyales au général à la retraite Khalifa Haftar appuyées par des unités de l'armée, contre des "groupes terroristes", selon des témoins.

Les groupes islamistes, dont les radicaux d'Ansar Al-sharia, s'étaient emparés en juillet de la quasi-totalité de Benghazi, que les forces pro-gouvernementales cherchent à reprendre.

Depuis lundi, 32 personnes, dont des civils et des militaires, ont péri dans les violences, selon le centre médical de Benghazi. Parmi elles, sept sont mortes mercredi.

Depuis mercredi matin, les combats se déroulent dans l'est, l'ouest et le centre de la ville, notamment près du QG des forces de sécurité repris aux islamistes il y a deux jours, selon le porte-parole du chef d'état-major, le colonel Ahmed al-Mesmari.

«L'armée fait face à une forte résistance des islamistes armés», a-t-il dit.

Les forces du général Haftar ont mené notamment des raids aériens contre les groupes islamistes retranchés dans le centre de la ville, selon une source de sécurité.

La région proche du port a été également le théâtre d'affrontements, les forces pro-gouvernementales cherchant à la reprendre depuis lundi aux islamistes. Toutes les activités ont été suspendues au port, qui était considéré comme le seul débouché commercial de la ville après la fermeture de l'aéroport en mai.

Depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi après une révolte de huit mois, les autorités de transition ont échoué à former une armée régulière professionnelle et à asseoir leur autorité sur certaines milices.

Celles-ci ont pris le contrôle de la capitale Tripoli fin août, poussant les membres du gouvernement à la fuite.

AFP

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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