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Afrique du Sud: la famille Pistorius accepte la perspective d'un nouveau procès

La famille d'Oscar Pistorius a accepté mardi sans ciller la perspective d'un nouveau procès, à l'initiative du parquet sud-africain insatisfait du jugement d'"homicide involontaire" rendu à l'encontre du sportif handicapé pour la mort de sa petite amie en 2013.

"Nous prenons note de l'annonce faite par le parquet", a déclaré Arnold Pistorius, l'oncle du sportif, dans une brève déclaration aux médias. "La loi doit suivre son cours", a-t-il ajouté.

L'appel du parquet va porter à la fois sur la condamnation et sur la peine de cinq ans de prison, que le sportif a commencé à purger mardi dernier à Pretoria.

Cette décision, qui va relancer un procès fleuve suivi avec passion par l'opinion publique depuis mars, n'est pas une surprise. 

Pendant huit mois, le tenace procureur Gerrie Nel a bataillé pour obtenir un verdict de meurtre avec préméditation contre celui que le monde surnommait "Blade Runner" ("le coureur aux lames"), en référence à ses prothèses en carbone en forme de pattes de félin. Il était devenu une icône du sport mondial pour avoir participé aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 avec les valides.

Après avoir échoué à prouver que le jeune sportif - désormais derrière les barreaux - avait voulu sciemment tuer sa compagne Reeva Steenkamp, le parquet espérait au moins que la juge retiendrait l'intention de tuer. Pistorius avait tiré quatre balles expansives à hauteur d'homme dans la porte du cabinet de toilettes où se trouvait Mme Steenkamp, en expliquant qu'il croyait qu'un cambrioleur s'y était dissimulé.

L'"homicide involontaire" finalement retenu a suscité l'incompréhension d'un grand nombre de juristes en Afrique du Sud et valu une volée de critiques à la juge Thokozile Masipa. 

Le jugement avait soulagé la famille Pistorius, qui a toujours adhéré à la version des faits donnée par le champion - un accident tragique - et avait remercié la juge pour son verdict.

Le ministère public, soucieux de fixer la jurisprudence, redoute désormais que ce verdict n'entraîne des dérives, en laissant croire qu'il est permis d'ouvrir le feu en direction d'un être humain sans être accusé de meurtre.

 

AFP

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