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Ebola: Ban appelle

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi à ne pas "stigmatiser" les personnels de santé de retour d'Afrique de l'Ouest, où ils luttent contre l'épidémie d'Ebola, après des mesures controversées de quarantaine obligatoire aux Etats-Unis.

Après la découverte d'un premier cas d'Ebola chez un médecin à New York, les Etats de New York et du New Jersey avaient instauré vendredi une mise en quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs ayant eu des contacts avec des malades en Afrique de l'Ouest. L'Illinois (nord) a pris la même décision dimanche.

Mais, à la suite de vives critiques et sous la pression de la Maison Blanche, l'Etat de New York a assoupli ces règles.

"Les personnels de santé de retour (d'Afrique de l'Ouest) sont des gens exceptionnels, qui donnent d'eux-mêmes pour venir en aide à l'humanité. Ils ne devraient pas être soumis à des restrictions qui n'ont pas de base scientifique", a lancé M. Ban, en visite à Addis Abeba.

"Ils ne devraient pas être stigmatisés pour leur dévouement altruiste. Nous avons besoin d'eux pour gagner cette bataille. S'il vous plaît, ne les placez pas en quarantaine parce qu'ils ont été volontaires pour travailler dans les pays atteints" par Ebola, a ajouté le secrétaire général des Nations unies dans la capitale éthiopienne.

Une infirmière américaine de retour de Sierra Leone, qui avait été placée d'office en quarantaine vendredi alors qu'elle ne présentait aucun symptôme, avait affirmé avoir été traitée "comme une criminelle" à son arrivée au New Jersey.

De nombreux observateurs craignent que ces mesures ne découragent d'éventuels volontaires pour aller sur place participer à la lutte contre l'épidémie de fièvre hémorragique qui a déjà infecté plus de 10.000 personnes, dont près de 5.000 sont mortes, presque toutes en Afrique de l'Ouest.

Le Pentagone a annoncé lundi que les soldats américains de retour de mission pour combattre Ebola en Afrique de l'Ouest seront désormais placés "à l'isolement" par précaution pour une période de trois semaines sur la base américaine de Vicenza en Italie.

Quelque 600 soldats américains sont déployés à l'heure actuelle au Liberia et 100 autres au Sénégal. Le Pentagone a précisé que ce chiffre pourrait monter jusqu'à 4.000 en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain.

- 'Inverser la courbe' -

"Je suis nuit et jour au téléphone avec les dirigeants mondiaux, pour lever des fonds. La courbe de l'infection peut être inversée si les ressources nécessaires sont disponibles", a affirmé Ban Ki-moon en Ethiopie, appelant à "une hausse substantielle des contributions financières et matérielles pour sauver des vies et protéger des communautés".

L'épidémie commence aussi à avoir un impact en matière de politique migratoire dans certains pays occidentaux.

L'Australie a annoncé lundi une série de mesures visant à suspendre l'immigration en provenance de pays d'Afrique de l'Ouest touchés par Ebola dans le but de tenter d'empêcher le virus d'arriver sur son territoire.

La Belgique a indiqué qu'elle avait cessé depuis plusieurs semaines toute expulsion forcée d'immigrés clandestins vers les pays africains touchés par Ebola, pour éviter toute contagion des agents de police qui les accompagnaient.

"La peur et l'isolement ne sont pas une option", a estimé lundi le coordinateur de l'Union européenne contre Ebola, Christos Stylianides.

"Ce qui manque le plus, c'est de l'expertise humaine, des travailleurs de santé", a-t-il ajouté, soulignant que "l'Europe a du personnel et des techniciens médicaux qualifiés, prêts à se mobiliser".

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Samantha Power, poursuit de son côté sa tournée en Afrique de l'Ouest, entamée dimanche en Guinée. Après avoir appelé à porter "à une toute autre échelle" la mobilisation internationale, elle est arrivée lundi à Freetown, capitale de la Sierra LeonAu Mali, le dernier pays affecté, plus de 50 personnes ont été placées en quarantaine après la mort d'une fillette vendredi à Kayes (ouest), où des kits de protection, des désinfectants et des personnels médicaux sont arrivés dimanche.

AFP

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