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Centrafrique: au moins 7 morts dans des violences

Au moins sept personnes ont été tuées et d'autres blessées ces derniers jours par des miliciens anti-Balaka et ex-Séléka, qui s'en prenaient à des habitants accusés de collaboration avec leurs rivaux dans le centre de la Centrafrique, a-t-on appris lundi auprès de la gendarmerie.

Selon une source au sein de la gendarmerie de Bambari (centre), "des individus armés se réclamant des anti-balaka, partis de Bambari à la fin de la semaine dernière en direction de Kouango (plus au sud, ndlr), ont froidement assassiné cinq personnes au villages de Bangao et Bomballa, les accusant de collaborer avec les ex-Séléka et d'avoir trahi leur position à ces derniers".

"Les assaillants se sont livrés à d'autres exactions sur les habitants: incendie de maisons d'habitation, pillages, vols, faisant fuir de nombreux autres vers la RD Congo dans des pirogues", a ajouté la source. 

Selon cette source, "dans un autre village situé sur la route menant au centre de Kouango, les ex-Séléka basés à Kouango ont exécuté en public la semaine dernière deux jeunes hommes, sous l'accusation de trahison et d'appartenance à la milice anti-balaka. Ils ont pourchassé d'autres personnes à travers la ville", qui ont également dû fuir en RDC.

La région de Kouango, baignée par la fleuve Oubangui, fait face à la République démocratique du Congo, où se sont réfugiés des milliers de Centrafricains ayant fui les violences de ces dernières années.

La Centrafrique, ancienne colonie française à l'histoire jalonnée de rébellions et de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent en 2013 lorsque la rébellion majoritairement musulmane Séléka a pris le pouvoir, plaçant le pays en coupe réglée jusqu'à son départ en janvier 2014.

Les troubles intercommunautaires se sont poursuivis ensuite, les anti-balaka - à dominante chrétienne - commettant à leur tour d'innombrables exactions contre la population civile, notamment les musulmans qui ont dû fuir Bangui.

Toujours maîtres de la région de Kouango, les ex-Séléka en ont fait fuir depuis l'an dernier toutes les autorités locales (sous-préfet, gendarmes, policiers, maires, chefs de village, etc.) et y règnent sans partage.

AFP

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