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Marée noire libérienne au pays des All-Blacks

A l’heure où la Nouvelle-Zélande accueille la Coupe du monde du rugby et le Liberia est en pleine campagne électorale, un tragique événement a réuni les deux pays.

Le 5 octobre, le pétrolier libérien Rena s’est échoué sur le récif Astrolabe en Nouvelle-Zélande. Cinq jours plus tard, Le Monde rapporte que le pétrole a atteint les côtes du pays.

Le naufrage du Rena est d’ores et déjà qualifié de pire catastrophe écologique de la Nouvelle-Zélande. Le bateau, qui peut contenir jusqu’à 47.000 tonnes de pétrole a laissé échapper des nappes de carburant qui ont causé la mort de nombreux oiseaux. Les plus chanceux ont été sauvés et sont traités dans des centres de soins pour animaux.

Si la coque du bateau rompt, le pays devrait faire face à l’une de ses plus grandes marées noires. Cette rupture pourrait être accélérer en raison des intempéries. On redoute de fortes tempêtes et des vents violents. Pour éviter le pire, des équipes de secours ont tenté de sécuriser le bateau.

Au micro de Radio New Zealand, Bruce Anderson, responsable de la Maritime New Zealand, organe de l’Etat qui traite de la mer, ne prend pas la situation à la légère:

«Nous gardons un œil attentif sur les prévisions météo et sur la structure de la coque. [...] Il y a un vrai risque de gros dégâts et nous ne nous faisons aucune illusion à ce sujet. C'est pourquoi nous travaillons vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour enlever le carburant.»

La nappe de fioul s’étend désormais sur cinq kilomètres, révèle Euronews. Selon 20Minutes, le porte-conteneurs a déjà perdu 350 tonnes.

Lu sur Le Monde, Euronews, 20Minutes