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Niger: un convoi d'Aqmi "détruit" par les forces françaises

Les forces militaires françaises ont "détruit" dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Niger un convoi d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui "transportait des armes de la Libye vers le Mali", a annoncé la présidence française vendredi dans un communiqué.

"En coopération avec les autorités nigériennes, les forces armées françaises ont de nouveau intercepté et détruit la nuit dernière au nord du Niger un convoi de véhicules armés d'Aqmi qui transportait des armes de la Libye vers le Mali", a indiqué la présidence française.

"L'intervention a permis de saisir une importante quantité d'armes et de neutraliser les convoyeurs dont une partie a été capturée", précise le communiqué, qui ne fait pas état de morts ou de blessés.

Le volume des armements détruits est "très supérieur" à celui de précédentes opérations du même genre, a-t-on relevé dans l'entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sans plus de précisions.

"Le convoi, qui venait du sud libyen à destination du nord du Mali, était suivi depuis plusieurs jours", grâce à des actions de renseignement conjointes des forces françaises et nigériennes, a-t-on indiqué. Il transportait essentiellement des armements et a été visé par une opération aéromobile, mêlant hélicoptères et forces au sol, a ajouté la même source.  

Fin septembre, ces mêmes forces françaises, déployées au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane, avaient déjà mené deux opérations au Niger et dans le nord du Mali, lors desquelles un proche et des partisans présumés du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar avaient été arrêtés.

Dans son communiqué, l'Elysée souligne que "les groupes armés terroristes qui tentent de déstabiliser les Etats du Sahel et le Mali en particulier ont conduit récemment des attaques meurtrières contre les unités de la mission des Nations Unies au nord du Mali".

Le 3 octobre, neuf casques bleus nigériens sont morts dans l'attaque d'un convoi du contingent nigérien de la Minusma dans la région de Gao (nord-est). Mardi, un militaire sénégalais a été tué par des tirs de roquette contre le camp de la Minusma à Kidal.

Jeudi, le porte-parole de l'état-major des armées françaises, Gilles Jaron, avait souligné lors d'un point de presse qu'au nord du Mali, "les groupes armés terroristes poursuivaient leurs actions de harcèlement", tentant de "réinvestir une zone dont ils ont été chassés". 

"Il n'y a jamais eu interruption de notre mission. Nous avons affaire à un adversaire +vivant+, qui s'adapte à des situations et qui nécessite que nous nous adaptions également pour pouvoir le chasser de sa zone", a-t-il indiqué, précisant : "Nous allons agir, nous agissons dès à présent (...) Nous sommes à la man½uvre pour lui porter les coups nécessaires pour mettre fin à ses ambitions".

AFP

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