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Kenya: retour solennel du président Kenyatta accueilli par ses partisans

Le président kényan Uhuru Kenyatta est arrivé jeudi matin à Nairobi, accueilli par des centaines de partisans à son retour de La Haye, au lendemain de sa comparution pour crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale(CPI), la première d'un chef d'Etat durant son mandat.

M. Kenyatta, qui avait transmis ses pouvoirs à son vice-président pour comparaître en tant que simple citoyen et avait pris un vol régulier, a reçu mercredi, à l'aéroport international de la capitale kényane un accueil solennel, avec tapis rouge déroulé au pied de l'avion et garde d'honneur.

Des danseurs chantaient des airs le proclamant "innocent" et ses partisans scandaient son nom en agitant des drapeaux.

"Ce qui est important est notre unité (...). Travaillons ensemble pour améliorer le bien-être des Kényans", a-t-il déclaré, debout à travers le toit ouvrant de la limousine officielle dans une brève adresse à la foule, partiellement inaudible à cause du bruit.

"Nous ne faisons qu'un et il n'y a rien à craindre car le Kenya est stable", a-t-il assuré.

Uhuru Kenyatta, 52 ans, a été inculpé, avant son élection à la tête du pays en mars 2013, de cinq chefs de crimes contre l'humanité pour sa responsabilité présumée dans les violences politico-ethniques ayant ensanglanté le pays dans la foulée de la précédente élection présidentielle en décembre 2007.

La contestation de la victoire annoncée du président sortant Mwai Kibaki par les partisans de son adversaire Raila Odinga avait rapidement débouché sur des tueries à caractère ethnique qui avaient fait un millier de morts et plus de 600.000 déplacés.

M. Kenyatta, dont le procès prévu initialement en novembre 2013 a été reporté à plusieurs reprises, n'avait comparu qu'une fois devant la CPI, avant son élection. La Cour avait exigé sa présence mercredi pour une audience "cruciale" devant permettre aux juges de décider de la suite à donner à son dossier.

Durant cette audience, l'accusation, qui affirme ne pas disposer de suffisamment de preuve en raison de "l'absence de coopération du Kenya", a demandé un ajournement sine die du procès, tandis que la défense de M. Kenyatta a réclamé l'abandon définitive des poursuites.

 

AFP

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