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Ebola: première contamination hors d'Afrique, le monde doit faire plus, selon Obama

Une aide-soignante espagnole a contracté le virus Ebola à Madrid, devenant ainsi le premier cas connu d'une personne contaminée hors d'Afrique, alors que le président Barack Obama presse les dirigeants de la planète d'en faire plus pour enrayer la maladie.

L'aide-soignante avait traité dans un hôpital à Madrid deux missionnaires infectés par la fièvre hémorragique Ebola et décédés depuis, avant de contracter elle-même le virus, a annoncé le gouvernement espagnol.

Mariée et sans enfants, cette femme de 40 ans a été admise dans une unité spécialisée de l'hôpital d'Alcorcon, un faubourg du sud de Madrid, après deux tests positifs au virus Ebola.

Elle s'était sentie mal le 30 septembre mais n'avait consulté le médecin que dimanche, au retour de ses congés. Une trentaine de personnes qui ont été en contact avec elle sont désormais suivies par les autorités sanitaires. 

"Nous sommes en train de vérifier si tous les protocoles ont été strictement respectés" pendant le traitement des deux missionnaires revenus d'Afrique en août et en septembre, a déclaré la ministre de la Santé Ana Mato.

La ministre a également tenu à rassurer la population en affirmant que "toutes les mesures pour garantir la sécurité du personnel hospitalier qui la soigne et de toute la population étaient prises".

 

- 'Il nous faut plus !' -

 

Aux Etats-Unis, M. Obama a souligné que la qualité du système de santé était de nature à empêcher le développement d'Ebola sur le sol américain.

Il a en revanche estimé que, face à l'avancée de l'épidémie en Afrique de l'Ouest, la réponse de la communauté internationale était "insuffisante" et fait savoir, qu'il allait "mettre la pression" sur ses homologues pour qu'ils s'impliquent plus fortement dans cette lutte.

L'Union africaine (UA) et la Sierra Leone avaient réclamé plus tôt davantage de moyens contre le virus, qui a déjà fait 3.439 morts en Afrique de l'Ouest, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé, arrêté au 1er octobre.

L'UA a demandé l'envoi de plus de personnel pour "briser le cycle d'Ebola", lors d'une réunion de l'OCDE à Paris.

"Les infrastructures sont bienvenues mais les infrastructures seules ne règleront pas le problème, nous avons besoin de ressources humaines", a souligné la présidente sud-africaine de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma.

La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, les pays les plus touchés par cette épidémie de fièvre hémorragique, "n'ont pas assez de personnel de santé. Une partie a succombé à la maladie", a-t-elle ajouté. 

Mme Dlamini-Zuma a encore noté que ces pays avaient revu leurs prévisions de croissance à la baisse en raison d'Ebola.

"Il nous faut plus !", a lancé de son côté le ministre sierra-léonais de l'Agriculture James Sesay, à la tribune de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) à Rome.

"Le soutien qu'on nous apporte n'est pas adéquat : il nous faut davantage d'aide, à la fois des Etats et des organisations d'aide", a-t-il insisté.

 

- Malade norvégien rapatrié -

 

En Sierra Leone, justement, un employé norvégien de Médecins sans frontières (MSF) a été infecté par le virus Ebola et devait être rapatrié à Oslo dans la nuit de lundi à mardi.

Un caméraman américain travaillant en freelance pour la chaîne NBC est de son côté arrivé lundi aux Etats-Unis pour être soigné dans le Centre médical du Nebraska (centre). Il avait contracté le virus au Liberia.

Un Libérien souffrant de cette maladie et actuellement hospitalisé au Texas (sud des Etats-Unis) a reçu un traitement expérimental alors que son état restait "très grave mais stationnaire", selon l'hôpital où il se trouve. Il s'agit de la première personne à avoir été diagnostiquée hors Afrique pour ce virus contracté au Liberia.

Par ailleurs, en Ouganda, le ministère de la Santé a annoncé qu'il avait placé sous observation huit personnes susceptibles d'avoir contracté le virus de Marburg après avoir été en contact avec un homme décédé fin septembre.

Le virus de Marburg est de la même famille que celui d'Ebola et se transmet également par contact avec les fluides corporels (sang, liquides biologiques ou sécrétions) d'une personne contaminée.

AFP

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