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Ebola: les Etats-Unis tentent de circonscrire le virus qui s'étend en Afrique

Les Etats-Unis, où est hospitalisé le premier cas de fièvre Ebola hors d'Afrique, ont annoncé vendredi conserver sous surveillance 50 personnes susceptibles d'avoir été en contact avec le malade, dont dix présentent un "haut risque" d'avoir été contaminées.

Les autorités sanitaires américaines ont estimé vendredi que dix personnes présentaient un "haut risque" d'avoir été contaminées par l'homme ayant contracté le virus Ebola au Liberia et qui est hospitalisé en quarantaine à Dallas.

Au total, 50 personnes restaient sous surveillance vendredi au Texas, sur la centaine recensée à l'origine comme ayant pu avoir des contacts avec Thomas Eric Duncan. 

La chaîne de télévision américaine NBC a annoncé le même jour le rapatriement de son équipe envoyée au Liberia, le plus touché par l'épidémie, à la suite de la contamination d'Ashoka Mukpo, 33 ans, un cameraman freelance recruté mardi par NBC.

Il était vendredi en quarantaine dans un centre de Médecins Sans Frontières (MSF). 

"Les médecins sont optimistes sur son cas", a indiqué le père du cameraman, Mitchell Levy, dans un message publié par la chaîne.

La présidente de NBC Deborah Turness a précisé qu'il serait évacué vers un centre spécialisé, comme les précédents patients américains, et que "par principe de précaution", le reste de l'équipe, ne présentant pourtant aucun symptôme, serait "rapatrié par vol spécial et se placerait en quarantaine pendant 21 jours", durée maximale d'incubation du virus.

Le cameraman est le quatrième Américain contaminé au Liberia et le premier journaliste étranger atteint depuis le début de l'épidémie, qui a emporté plusieurs de leurs confrères libériens. Un autre Américain contaminé en Sierra Leone avait été évacué de ce pays en septembre.

La fièvre hémorragique virale a fait 3.439 morts sur 7.478 cas enregistrés en Afrique de l'Ouest, essentiellement en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) arrêté au 1er octobre et publié vendredi à Genève. Cela représente 101 nouveaux décès en trois jours.

Ces cas n'incluent pas le patient admis à Dallas, Texas (sud des Etats-Unis), un Libérien identifié comme Thomas Eric Duncan. Arrivé sans symptômes - donc, encore non contagieux - dans cette ville le 20 septembre en provenance du Liberia, il a été diagnostiqué tardivement avant d'être placé en quarantaine. 

Les autorités sanitaires texanes ont annoncé le confinement à domicile de quatre membres de sa famille, jusqu'au 19 octobre, à l'expiration des 21 jours d'incubation.

Une centaine de personnes soupçonnées d'avoir été en contact direct ou indirect avec lui avaient été placées sous surveillance. Ce nombre a été ramené vendredi à 50, ont-elles indiqué.

"La plupart de ces personnes présentent un risque faible. Il y a une dizaine de personnes qui sont à haut risque, donc nous les surveillons de très près", a déclaré le chef des services de santé du Texas, le docteur David Lakey.

Parmi les personnes à "haut risque", figurent des personnels de santé, corps de métier ayant un lourd tribut à la fièvre hémorragique dans les pays les plus affectés. 

Selon l'OMS, au Liberia, il manque encore quelque 1.500 lits par rapport au nombre déjà disponible ou en voie de l'être, et 450 en Sierra Leone, où le chef de la nouvelle Mission des Nations unies pour la lutte contre Ebola (UNMEER), Anthony Banbury, poursuivait sa visite vendredi, après le Liberia et avant la Guinée.

 

- Renfort américain contre Ebola en Afrique -

 

Jeudi à Monrovia, M. Banbury avait assuré vouloir faire de cette épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, "la plus haute priorité pour la communauté internationale - pour le monde entier, et pas seulement l'ONU".

Par ailleurs, un médecin ougandais travaillant pour une ONG italienne contaminé en Sierra Leone était hospitalisé vendredi dans un "état très grave mais stable" à Francfort, dans l'ouest de l'Allemagne, selon les autorités sanitaires allemandes.

La Sierra Leone avait reçu jeudi un renfort appréciable dans la bataille contre Ebola, avec l'arrivée de 165 médecins et infirmiers cubains.

En septembre, le président américain Barack Obama avait annoncé que 3.000 soldats américains seraient envoyés en Afrique de l'Ouest pour participer à la construction de nouveaux centres de traitement, offrir une aide logistique et assurer la formation de personnel sanitaire, l'essentiel des efforts devant être concentrés au Liberia.

Les Etats-Unis pourraient envoyer un millier d'hommes supplémentaires "dans le cadre de cette mission, mais nous examinons les besoins au jour le jour", a affirmé vendredi à Washington le contre-amiral John Kirby, porte-parole du ministère américain de la Défense.

Pour l'heure, quelque 200 soldats américains sont présents au Liberia, où ils travaillent à l'installation de leur centre de commandement anti-Ebola pour toute la région.

Selon plusieurs acteurs sur le terrain, les efforts pour enrayer l'épidémie sont compliqués par le manque de personnels de santé mais aussi le scepticisme persistant ou, au contraire, la panique des populations face au virus.

A Makeni, dans le nord de la Sierra Leone, un homme s'est immolé par le feu après la mise en isolement de son épouse et de sa fille, en expliquant préférer la mort plutôt que d'avoir des cas suspects d'Ebola, d'après des habitants.

AFP

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