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Centrafrique: la présidente Catherine Samba Panza nie toute malversation

La présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a nié avoir détourné de l'argent depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2014, dans une déclaration à la radio nationale mercredi soir.

Cette déclaration fait suite à des révélations du magazine Jeune Afrique paru le 29 septembre, évoquant la gestion "pour le moins opaque" d'un don de 10 millions de dollars accordé par l'Angola, qui a suscité l'inquiétude des bailleurs de fonds internationaux. 

Mme Samba Panza a affirmé avoir rassuré à ce sujet la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) en marge de l'Assemblée générale de l'ONU la semaine dernière, où la communauté internationale a promis de nouvelles aides à la Centrafrique.

"Nous avons réglé ce problème" a affirmé la présidente, indiquant avoir proposé aux deux institutions financières d'"envoyer un audit pour venir voir si ces fonds ont été détournés ou mal utilisés".  

"Nous sommes en démocratie et toutes les opinions sont (...) permises et peuvent s'exprimer. Cela dit, j'ai pour principe de laisser les choses mourir de leur propre poison, j'avance. Je me suis engagée avec détermination pour essayer d'apporter ma contribution au relèvement de mon pays, rien ne m'arrêtera", a-t-elle encore affirmé. 

"J'ai besoin qu'au-delà de tout ce qui se raconte, ma population continue à espérer en moi, parce que c'est elle qui m'a permis d'être là où je suis, et je me battrai pour répondre à ses espérances", a-t-elle ajouté.

L'Angola avait annoncé début mars l'octroi d'une aide de 10 millions de dollars à la Centrafrique pour "soutenir le fonctionnement du gouvernement de transition et répondre à la crise humanitaire en cours".

Selon les informations de Jeune Afrique, un quart de cette somme --distribuée en liquide par les autorités angolaises-- aurait disparu dans la nature.

La Centrafrique, ancienne colonie française riche en diamants et en uranium, à l'histoire jalonnée de coups d'Etat, a plongé dans un chaos sans précédent début 2013 avec l'arrivée au pouvoir d'une coalition de rebelles à majorité musulmane, qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu'à leur départ, en janvier 2014. Les troubles inter-communautaires

Le pays, dont l'économie est à genoux, vit depuis sous perfusion de l'aide internationale, notamment des pays de la région comme le Congo Brazzaville et l'Angola.

 

AFP

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