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Nigeria: la police annonce la libération d'une lycéenne enlevée

La police nigériane a affirmé jeudi que l'une des quelque 200 lycéennes enlevées en avril par le groupe islamiste Boko Haram avait été libérée, mais un responsable local a rejeté ces allégations.

La jeune fille, âgée de 20 ans, a été "déposée par des combattants présumés de Boko Haram à Mubi, dans l'Etat d'Adamawa" (nord-est) mercredi vers 17H00 (16H00 GMT), a déclaré le porte-parole de la police nationale, Emmanuel Ojokwu.

"Selon nos informations, elle est l'une des filles enlevées", a-t-il indiqué, précisant que la jeune fille recevait des soins médicaux.

Mais Enoch Mark, un responsable chrétien de la ville de Chibok (Etat de Borno, nord-est), où les lycéennes avaient été kidnappées, a assuré que la police "a fait une erreur".

La jeune fille retrouvée ne compte pas parmi les 219 disparues, "son nom n'est pas sur la liste", a souligné M. Mark, qui l'a rencontrée à Yola, capitale de l'Etat d'Adamawa.

"Elle est en état de choc. Elle ne pouvait pas parler. Nous l'avons récupérée dans la brousse. Nous soupçonnions qu'elle était l'une des filles enlevées. Mais elle n'est pas de Chibok", a-t-il souligné, ajoutant qu'elle est originaire de Mubi et qu'elle a été confiée à l'armée à Yola.

L'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok le 14 avril - 57 d'entre elles avaient réussi plus tard à s'échapper - avait suscité une indignation internationale et une vaste campagne sur les réseaux sociaux baptisée #bring back our girls ("Ramenez-nous nos filles").

Cette mobilisation avait forcé les autorités nigérianes à accepter l'aide extérieure pour les retrouver mais, même si l'armée avait affirmé les avoir localisées, les jeunes filles restent introuvables.

L'armée avait soulevé un espoir mardi en confirmant des informations selon lesquelles 37 des jeunes filles enlevées à Chibok avaient été libérées. Mais elle s'était rétractée presque aussitôt.

Enoch Mark, dont la propre fille est l'une des captives, deux autres "anciens" de Chibok et un responsable du gouvernement de l'Etat de Borno avaient souligné que ces 37 jeunes filles ne comptaient pas parmi les disparues, même si elles étaient bel et bien originaires de la ville.

Elles ont finalement été conduites, sous escorte militaire, dans l'Etat voisin de Kaduna pour y poursuivre leurs études.

libération

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