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Obama appelle

Le président Barack Obama a lancé jeudi un appel à agir avec plus de détermination pour enrayer l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest au moment où la Sierra Leone a placé sous quarantaine plus d'un million d'habitants.

"Je veux que nous soyons clairs: nous n'avançons pas assez vite, nous ne faisons pas assez", a lancé le président américain lors d'une réunion à l'ONU sur l'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976. 

Cette fièvre hémorragique virale hautement contagieuse a fait près de 3.000 morts sur un peu plus de 6.000 cas, essentiellement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. L'OMS a averti que l'épidémie était en croissance "explosive" et pourrait, en l'absence d'un renforcement significatif des moyens mis en oeuvre, contaminer 20.000 personnes d'ici à novembre. 

Soulignant que le virus tuait "plus de 200 personnes par jour, dont deux tiers de femmes", le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a également lancé un appel à une mobilisation internationale plus forte: "Le monde peut et doit stopper Ebola maintenant", a-t-il affirmé.

La directrice générale de l'OMS, Margaret Chan, a de son côté "imploré" la communauté internationale à "faire plus". "Vous avez le pouvoir de stopper cette horrible épidémie", a-t-elle déclaré.

Evoquant le déploiement en cours de 3.000 militaires américains en Afrique de l'Ouest avec un commandement régional à Monrovia, la capitale du Liberia, M. Obama a assuré que les Etats-Unis continueraient à jouer un rôle central face à cette épidémie.

"Mais cela doit être une priorité pour tout le monde. Nous ne pouvons le faire seuls", a-t-il déclaré. "Nous pouvons construire les infrastructures et le cadre permettant d'acheminer l'aide, mais nous aurons besoin de contributions".

La Banque mondiale a annoncé jeudi avoir quasiment doublé, de 230 à 400 millions de dollars, son aide aux pays frappés par l'Ebola au vu des "preuves alarmantes" de la propagation de l'épidémie.

Dans une déclaration télévisée mercredi soir, le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a annoncé la mise en quarantaine de trois provinces et 12 chefferies, où vivent au total 1,2 million de personnes.

"Port Loko (nord), Bombali (nord) et Moyamba (sud) sont mis en quarantaine avec effet immédiat", a-t-il déclaré, sans préciser la durée de cette mesure. "Le confinement de ces districts et chefferies va évidemment créer de nombreuses difficultés mais la survie de nos concitoyens et de notre pays est prioritaire", a-t-il expliqué.

 

- Espoir au Nigeria -

 

Deux provinces de l'est, Kenema et Kailahun aux confins de la Guinée et du Liberia, épicentre de l'épidémie, étant déjà en quarantaine depuis août, plus d'un tiers des quelque six millions d'habitants sont désormais concernés.

A Port Loko, une femme au foyer, Salimatu Sesay se résignait à ce "sacrifice". "Si la mise en quarantaine est un moyen de réduire le haut niveau de transmission d'Ebola, alors soit", a-t-elle dit à l'AFP.

Au Liberia, de loin le pays le plus touché, la Chine a apporté mercredi une aide supplémentaire de 3,2 millions de dollars, dont 1 million au gouvernement et 2 millions au Programme alimentaire mondial (PAM). 

"Vous êtes avec nous dans ce combat depuis le tout début", a déclaré la présidente Ellen Johnson Sirleaf à l'ambassadeur de Chine.

Le couvre-feu nocturne, en vigueur dans le pays depuis plus d'un mois, était imposé de manière assez souple sur la route entre l'aéroport et la capitale, Monrovia, ont constaté journalistes de l'AFP.

Goodluck Jonathan, président du Nigeria, qui a enregistré huit décès sur 20 cas, mais plus aucune contamination depuis le 8 septembre, a assuré mercredi que le pays n'était désormais "plus touché par Ebola".

En raison de la situation sanitaire dans leur pays, M. Koroma et Mme Sirleaf se sont fait représenter à l'ONU et ont suivi la réunion de jeudi par vidéo-conférence.

En Guinée, 27 personnes ont été arrêtées dans l'enquête sur le meurtre de huit responsables locaux et employés de médias lors d'une campagne de sensibilisation à Ebola dans un village du sud du pays.

Le docteur américain Rick Sacra, 51 ans, infecté par Ebola au Liberia où il travaillait pour une organisation caritative chrétienne, est guéri et a pu sortir jeudi d'un hôpital américain.

Selon ses médecins, sa guérison pourrait s'expliquer par deux transfusions de plasma sanguin qui provenait de son collègue à l'organisation caritative Samaritan's Purse, le Dr Kent Brantly, qui avait également été rapatrié aux Etats-Unis et a lui aussi guéri de l'infection.

 

AFP

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