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La presse algérienne "sous le choc" après l'assassinat d'Hervé Gourdel

Les journaux algériens se disaient "sous le choc" jeudi après "l'odieux" assassinat d'Hervé Gourdel, otage français enlevé en Algérie par un groupuscule jihadiste lié à l'organisation Etat islamique (EI).

"Les Algériens sous le choc", titre ainsi en Une le quotidien francophone El Watan avec une image du guide français prise lors d'une escalade.

"Le choc psychologique est immense, l'impact médiatique l'est tout autant", souligne l'éditorialiste d'El Watan.

El Moudjahid, quotidien gouvernemental, écrit que l'assassinat d'Hervé Gourdel "a horrifié et choqué les Algériens. Du plus humble des Algériens au plus haut sommet de l'Etat, ce crime a complétement bouleversé les Algériens".

Le quotidien francophone Liberté titre en Une "Odieux!" avec la même photo du guide lors d'une escalade. Sous le titre "Lâche", l'éditorialiste de ce journal souligne que "l'exécution du touriste français (...) est un acte odieux qui nous renvoie à une décennie qu'on a du mal à oublier et dont les plaies peinent à se cicatriser".

Il fait référence à la guerre civile qui a opposé dans les années 90 l'armée à des groupes islamistes extrémistes, faisant 200.000 morts en Algérie.

Les principaux quotidiens arabophones ont illustré l'information avec une photo tirée de la vidéo diffusée par le groupuscule Jund al-Khilafa, quand l'otage était agenouillé, les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés.

"Jund al-Khilafa signe de manière sanglante son acte de naissance", titre El Khabar.

"Exécution à la mode Daesh" (acronyme arabe de l'EI), affirme Echourouk.

Le chroniqueur politique de la radio publique chaîne III, qui est également son directeur, Chadly Boufaroua a commencé sa chronique de jeudi avec: "Aujourd'hui nous sommes tous Hervé Gourdel". "Le peuple algérien a vaincu le terrorisme et il ne peut en être autrement aujourd'hui", a-t-il assuré.

Le randonneur français avait été enlevé dimanche au lieu-dit Tizi N'kouilal, un carrefour routier au c½ur du parc national du Djurdjura, un haut lieu du tourisme, devenu sanctuaire des groupes armés islamistes dans les années 90. 

Il a été décapité par Jund al-Khilafa en représailles à l'engagement de la France dans la campagne aérienne américaine contre l'EI en Irak.

Les recherches se poursuivaient jeudi pour retrouver son corps et arrêter ses ravisseurs.

AFP

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