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Le meurtrier présumé d'un étudiant, retrouvé démembré près de Paris, arrêté en Tunisie

Le meurtrier présumé d'un étudiant tunisien, Afif Chebil, dont le cadavre a été retrouvé découpé dans des sacs poubelle en Seine-Saint-Denis, a été arrêté en Tunisie après avoir tenté de se suicider, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L'homme a été "placé sous garde policière à l'hôpital", a précisé une source judiciaire à l'AFP. Un mandat d'arrêt international avait été lancé jeudi matin contre lui. D'après une source proche de l'enquête, il pourrait avoir agi sur fond de différend financier ou bien de drame passionnel.

Une source proche de la famille de la victime affirme que le meurtrier présumé est originaire de la même ville que sa victime, M'saken, dans l'est de la Tunisie et habitait en France. Les proches d'Afif auraient désigné quelques jours après les faits ce suspect aux enquêteurs, selon cette source.

Ceux-ci auraient ensuite trouvé des empreintes l'incriminant, mais l'homme a eu le temps de rentrer en Tunisie et a finalement "été arrêté sur la côte" après avoir tenté de se suicider "en sautant d'une falaise", a affirmé cette source.

"Nous souhaitons qu'il soit jugé en Tunisie" a affirmé à l'AFP l'oncle de la victime, Fakher Youssef. Son corps y est arrivé jeudi, par avion, et devrait être inhumé vendredi à M'saken.

L'affaire avait commencé le 2 septembre par la découverte par des passants, dans trois sacs poubelle déposés sur un trottoir de Villepinte d'un corps découpé en morceaux. Selon une source policière, il avait été égorgé avant d'être découpé en morceaux à l'aide d'une scie à métaux.

Rien n'avait filtré sur l'enquête, confiée par le parquet de Bobigny aux spécialistes de la brigade criminelle à Paris, avant que des proches de la victime n'annoncent mardi qu'il s'agissait de cet étudiant parisien porté disparu.

Issu d'une famille de cinq enfants, Afif Chebil aurait fêté ses 20 ans dans un mois. Le jeune homme était arrivé en France le 27 août pour suivre des études de maths et d'informatique à l'université Paris-VII (Paris Diderot). Pendant les quelques jours qu'il a passés en France, il résidait seul chez un ami de son père à Aulnay-sous-Bois, ville voisine de Villepinte.

Ses proches racontent l'avoir vu sur Skype pour la dernière fois à minuit le 31 août. "Il allait se coucher, il était tout à fait normal", selon oncle, qui le décrit comme un jeune homme "instruit" et "pas particulièrement aventureux".

En Tunisie, où le décès a suscité de l'émoi, plusieurs pages Facebook ont été ouvertes en hommage au jeune homme. Deux rassemblements sont annoncés sur le réseau social pour vendredi, l'un devant l'ambassade de Tunisie à Paris, l'autre devant l'école d'achitecture de Tunis où Afif Chebil avait étudié.

AFP

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