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Deux hauts gradés rwandais formellement accusés d'incitation au soulèvement

L'ancien chef de la garde présidentielle rwandaise et un général en retraite, récemment arrêtés au Rwanda, ont été accusés vendredi de "propagation de rumeurs" visant à provoquer un soulèvement, vendredi par un tribunal militaire de Kigali, a constaté une journaliste de l'AFP.

Le colonel Tom Byabagamba et le général retraité Frank Rusagara sont accusés de "propagation de rumeurs en vue de soulever le peuple contre le gouvernement" et "d'activités visant à ternir l'image du pays", a déclaré devant les prévenus le lieutenant-colonel Chance Ndagano, magistrat militaire présidant l'audience.

Le colonel Byabagamba, qui, après la garde présidentielle dirigea une unité antiterroriste de l'armée, est également accusé d'"obstruction à l'enquête", de même que le chauffeur du général Rusagara, le sergent retraité François Kabayiza qui a également comparu vendredi.

Ancien secrétaire général au ministère de la Défense, puis directeur de l'Ecole militaire du Rwanda et attaché de Défense à l'ambassade du Rwanda à Londres jusqu'à sa retraite l'an dernier, le général Rusagara, marié à la s½ur du colonel Byabagamba, est par ailleurs inculpé de "port d'arme illégal".

Le tribunal a renvoyé au vendredi 5 septembre l'audience de demande de remise en liberté pour les trois hommes, le sergent Kabayiza n'ayant pas d'avocat.

"Cette mise en accusation de mon client est injuste (...) il n'y a pas de preuves", a déclaré à l'AFP Valery Musore Gakunzi, l'avocat du colonel Byabagamba à l'issue de l'audience.

Le général Rusagara et le colonel Byabagamba - personnage longtemps influent qui a appartenu au premier cercle du pouvoir rwandais -, ont été arrêtés respectivement le 18 et le 23 août, pour des "crimes contre la sécurité de l'Etat". La date de l'arrestation du chauffeur du général n'a pas été rendue publique.

La même semaine, un autre ancien cadre de l'armée, le capitaine retraité David Kabuye, avait lui aussi été arrêté, le 20 août. Son dossier a été transmis à la justice civile, et un procureur l'a entendu jeudi, a expliqué vendredi à l'AFP le porte-parole du procureur général du Rwanda, Alain Mukuralinda, précisant les deux affaires n'étaient pas liées.

Le porte-parole de l'armée Joseph Nzabamwita avait pourtant indiqué lundi à l'AFP que les trois arrestations étaient liées à la même affaire. Ces trois arrestations ont suscité des questions sur de possibles dissensions au sein du pouvoir rwandais, démenties par le porte-parole de l'armée rwandaise.

AFP

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