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L'entrée de l'hôpital de Donka, à Conakry (Guinée) / REUTERS
L'entrée de l'hôpital de Donka, à Conakry (Guinée) / REUTERS

Ebola: Après le ZMapp des Etats-Unis, voici le VSV-EBOV canadien

Le Canada va offrir un millier de doses de vaccin jamais exprimenté sur l'homme.

L'OMS ayant ouvert la porte, tout devient possible. Après le ZMapp offert par les Etats-Unis, le Canada annonce qu’il va donner jusqu’à un millier de doses d’un vaccin (le VSV-EBOV) qui n’a jamais vraiment été expérimenté sur l’homme. Ces doses vaccinales devraient être confiées à l’OMS pour une utilisation «en Afrique de l’Ouest». Une fraction de la production vaccinale sera conservée au Canada à des fins de recherche et, le cas échéant, à des fins préventives.

Cette offre a été confirmée le 12 août par la ministre fédérale canadienne de la Santé, Rona Ambrose, à la directrice générale de l’OMS, Margaret Chan. 

«Notre gouvernement est déterminé à faire tout ce qui est possible pour soutenir nos partenaires internationaux, incluant l’offre de travailleurs pour aider dans la réponse à l’éclosion, au financement et à l'accès à notre vaccin expérimental», a dit Rona Ambrose.

Le gouvernement canadien précise que le vaccin a été mis au point par des scientifiques au laboratoire national de microbiologie de l’Agence à Winnipeg. Il n’a jamais été testé sur des humains, mais aurait montré des signes prometteurs sur des animaux.

Le Dr Gregory Taylor, chef adjoint de la santé publique du Canada Agence, a ajouté que le vaccin contre l’Ebola devait être considérés comme une «ressource mondiale» et qu’il était logique d’immuniser les soignants qui, travaillant au contact des malades, ont un risque accru de contracter l’infection virale. Les autorités sanitaires canadiennes précisent qu’en toute hypothèse la mise au point d’une protection vaccinale suffisante demandera encore entre quatre et six mois.

Cette initiative canadienne fait suite à la décision de l'OMS du 12 août de considérer comme éthique l’utilisation de substances médicamenteuses ou vaccinales dont l'efficacité n’était pas pleinement prouvée et dont les effets secondaires n’étaient pas pleinement connus, et ce au titre de l’urgence sanitaire mondiale que constitue, selon l’OMS, l’actuelle épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Jean-Yves Nau

Cet article a aussi été publié sur Slate.fr et dans le blog Journalisme et Santé publique

Jean-Yves Nau

Journaliste et docteur en médecine, Jean-Yves Nau a été en charge des questions de médecine, de biologie et de bioéthique au Monde pendant 30 ans. Il est notamment le co-auteur de «Bioéthique, Avis de tempête».

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