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Centrafrique: "pas d'avenir sans cessez-le-feu" estime Le Drian

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian estime qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés qui s'affrontent et multiplient les exactions contre la population.

"Il n' y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu", a jugé M. Le Drian dans un entretien diffusé mardi par la radio nationale centrafricaine, après avoir longuement discuté avec la présidente centrafricaine lundi soir à Bangui.

"A Bangui, a-t-il ajouté, la présence de Sangaris (force française), de la Misca (force africaine) et de l'Eufor (force européenne), a permis à la sécurité de devenir presque bien. Presque bien. Je le vois bien au fur et à mesure de mes déplacements".

Mais en province, "dans l'Est, la situation reste tendue", a-t-il rappelé, soulignant qu'il faut éviter qu'il "y ait des affrontements entre des groupes qui ne recherchent que la haine et la vengeance". "Donc, il faut que ces groupes-là acceptent un processus de paix, qu'ils acceptent d'abord le cessez-le-feu qui est indispensable à une évolution sereine de ce pays", a poursuivi M. Le Drian.

Arrivé lundi en fin d'après-midi dans la capitale centrafricaine, Jean-Yves Le Drian s'est rendu mardi à Bambari (centre) où sont déployées des forces Sangaris et de la Misca. 

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines blessées ces derniers jours dans le centre et le Nord dans des attaques de l'ex-rébellion Séléka à majorité musulmane et de milices anti-balaka à dominante chrétienne, notamment le jet d'une grenade dans une mosquée en plein ramadan,

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

 

 

AFP

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