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Afrique du Sud: le vice-président sera entendu sur la tuerie de Marikana

La commission d'enquête sur la tuerie policière de Marikana, où 34 mineurs avaient été abattus par la police en août 2012, a demandé au vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa et à l'ancien ministre de la Police Nathi Mthethwa de témoigner en juillet.

Pour M. Ramaphosa, "la date a changé. C'est maintenant prévu fin juillet, à la date du 29", a précisé jeudi à l'agence Sapa Geoff Budlender, un responsable de la commission.

Les dates des 14 et 15 juillet ont été réservées pour entendre M. Mthethwa, membre du comité national exécutif de l'ANC, toujours ministre, mais passé à la Culture en mai.

Ancien syndicaliste minier, M. Ramaphosa était membre du conseil d'administration de Lonmin, le groupe britannique employant les mineurs abattus par la police à Marikana (nord), des fonctions qu'il a abandonné depuis janvier 2013.

Au début de la commission d'enquête, il a été mis en cause pour avoir demandé, la veille de la fusillade, le recours à la force publique pour rétablir l'ordre à Marikana.

L'avocat des mineurs, Dali Mpofu, a cité au deuxième jour de la commission un échange d'emails dans lequel M. Ramaphosa jugeait que les événements à Marikana prenaient une tournure criminelle et méritaient un réponse appropriée.

De fait, il y avait eu dix morts au cours des jours précédant la fusillade policière, notamment deux vigiles employés par Lonmin et deux policiers tués à la machette, dont les armes de service avaient été volées.

"Ces e-mails (de M. Ramaphosa) datent du 15 août à 14H58, exactement 24 heures avant" le massacre sur la colline de Marikana, avait accusé M. Mpofu.

Fondateur du syndicat national des mineurs, le NUM, qui fut un des fers de lance de la lutte anti-apartheid, M. Ramaphosa s'était reconverti dans les affaires après avoir échoué à succéder à Nelson Mandela à la fin des années 1990. 

Il a réussi un retour remarqué en politique en se faisant élire numéro deux de l'ANC fin 2012, avant d'être logiquement nommé vice-président après les législatives de mai dernier.

Fusillade policière la plus grave jamais survenue depuis la fin du régime raciste de l'apartheid il y a vingt ans, la commission d'enquête sur Marikana n'a débouché à ce jour sur aucune sanction.

La police a toujours plaidé la légitime défense. Mais l'enquête a montré qu'une partie des victimes ont été pourchassées après la fusillade et abattues ou achevées par des balles tirées dans le dos ou à bout portant, et que la police a par la suite menti, dissimulé, falsifié ou antidaté des éléments de preuve.

 

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